Société
Hantavirus: deux cas confirmés parmi les passagers du MV Hondius
11/05/2026 - 11:00
MAP
Deux passagers du navire de croisière MV Hondius ont été testés positifs à l'hantavirus, alors que les opérations d’évacuation des passagers et membres d’équipage se poursuivent depuis l’archipel espagnol des Canaries sous une stricte surveillance sanitaire.
Selon les autorités sanitaires, un ressortissant américain et une passagère française figurent parmi les cas confirmés d’hantavirus Andes, une souche rare susceptible de se transmettre d’homme à homme et pouvant provoquer un syndrome respiratoire aigu.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense à ce stade six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects, dont trois décès enregistrés depuis le début de cette crise sanitaire à bord du navire battant pavillon néerlandais.
Les autorités espagnoles poursuivent depuis dimanche une vaste opération d’évacuation qualifiée d’"inédite" et de "complexe", après l’arrivée du MV Hondius au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife.
Quelque 94 passagers et membres d’équipage de 19 nationalités ont déjà été évacués, les ressortissants espagnols ayant quitté le navire en premier sous haute surveillance sanitaire, vêtus de combinaisons de protection et de masques FFP2.
Les passagers évacués sont ensuite transférés vers l’aéroport de Tenerife-Sud pour être rapatriés vers leurs pays d’origine, tandis que les 14 ressortissants espagnols, tous asymptomatiques, ont été placés à l’isolement à l’hôpital militaire Gómez Ulla de Madrid.
Selon la Protection civile espagnole et les autorités portuaires, les évacuations devaient reprendre lundi après-midi après une interruption temporaire liée au ravitaillement du navire en carburant avant son départ prévu vers les Pays-Bas.
Au total, plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage de 23 nationalités doivent être évacués en moins de 48 heures, en plus des trois personnes déjà débarquées auparavant au Cap-Vert.
Considérés comme des "contacts à haut risque" par l’OMS, les occupants évacués devront faire l’objet d’un suivi sanitaire pouvant aller jusqu’à 42 jours, correspondant à la période maximale d’incubation recommandée par l’organisation onusienne.
L’OMS a toutefois insisté sur le fait que la situation actuelle n’est "pas comparable" au début de la pandémie mondiale de Covid-19, tout en maintenant un dispositif de vigilance renforcée autour de cette souche rare du virus.
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