Art & Culture
Dikra ramadanesque: Hassan Mediaf, une empreinte indélébile dans la mémoire du théâtre marocain
21/02/2026 - 10:04
Halima Aamir | Mohammed EL ASRILe deuxième épisode de la capsule "Dikra ramadanesque" rend hommage à l’artiste Hassan Mediaf, l’une des figures ayant laissé une empreinte indélébile dans la mémoire du drame et du théâtre marocains. Disparu le 30 janvier 2013, il a marqué l'histoire culturelle par une carrière s'étendant sur plusieurs décennies de création prolifique.
Cette capsule retrace son parcours, de ses premiers pas sur les planches à ses apparitions au cinéma et à la télévision, mettant en lumière son jeu réaliste et ses rôles ancrés dans l’imaginaire collectif. Elle confirme ainsi sa place de pilier de l’interprétation artistique sur la scène nationale.
Un parcours forgé sur les planches
Né à Casablanca en 1957, Hassan Mediaf débute sa vie artistique au théâtre avec la troupe "Al Ourouba" en 1974, dans la pièce "Symphonie de la colère". Par la suite, il devient l’un des visages emblématiques du théâtre des années 80, participant à des œuvres majeures telles que "Barq Ma Teqchaâ"," Kosta Ya Watan" et "Jha fil Raha".
Entre grand écran et lucarne populaire
Son talent ne s’est pas limité au théâtre, mais s’est étendu au cinéma à travers des films comme "Ya rit" de Hassan Benjelloun, "Les Hommes Libres" d’Ismaël Ferroukhi, ainsi que "Les Portes du Paradis" et "Le Voleur de Rêves" de Hakim Noury.
Sur le petit écran, il s’est illustré dans diverses productions, notamment la série "Romana w Bartal", les sitcoms "Zayed Naqess" et "Khali Amara", ainsi que des téléfilms phares tels que "Douiba", "Souq N’ssa" et "Lkebch".
La force de l'authenticité
Hassan Mediaf était reconnu pour son amour profond du théâtre et son engagement pour le jeu d’acteur loin des projecteurs. Ses expressions faciales profondes et sa capacité d’interprétation naturelle en ont fait l’un des rares acteurs à marquer durablement le public, même sans appartenir aux têtes d’affiche habituelles.
Il s’est éteint le mercredi 30 janvier 2013 à Casablanca, à l’âge de 56 ans, laissant derrière lui un héritage artistique foisonnant qui demeure présent dans la mémoire du spectateur marocain.
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