Politique
Hejira explique pourquoi l'élection du comité exécutif du PI a pris du retard
25/05/2024 - 14:05
Youness Oubaali | Fahd MerrounOmar Hejira, président du groupe istiqlalien pour l'unité et l'égalité à la Chambre des représentants a affirmé que le Parti de l'Istiqlal ne souffre ni de divisions ni de courants internes, mais seulement de divergences d'opinions et de confrontations occasionnelles.
Lors de son entretien avec SNRTnews, Hejira a souligné que les débats au sein du parti se terminent toujours par des accords qui renforcent l'unité du parti. Il a également précisé que les discussions internes du parti et celles du groupe parlementaire sont étroitement liées, ce dernier étant une vitrine de l'Istiqlal, où toutes les questions d'intérêt public sont débattues.
Le groupe parlementaire s'engage à poursuivre sur cette lancée tout en intensifiant ses efforts en vue des élections de 2026. Hejira a insisté sur le fait que le bilan à mi-mandat est très positif, avec la présentation de 17 propositions de loi, plus de 1200 questions orales et plus de 1900 questions écrites, ainsi que 15 demandes de réunions de commissions parlementaires.
En évoquant la récente succession à la tête du groupe parlementaire, Hejira a expliqué que ce changement s'inscrit dans la continuité des progrès réalisés à la Chambre des représentants.
Il a également souligné qu'il préside actuellement la majorité gouvernementale à la Chambre des représentants, dans le cadre de la présidence tournante entre les trois composantes de la majorité (PI, PAM et RNI). Il a qualifié cela de "promotion" pour le groupe istiqlalien, la majorité et le gouvernement.
Sur la cohésion de la majorité parlementaire, Hejira a déclaré qu'elle défend le gouvernement de manière harmonieuse et coordonnée, comme le montrent les récents chiffres et les réalités sur le terrain.
Hejira a également abordé la question de la nécessité d'une charte d'éthique et de conduite entre les partis politiques, soulignant que cette charte nationale est devenue "une nécessité essentielle" pour moraliser et élever le travail politique.
Dans ce sillage, il a rappelé que lors du dernier congrès, son parti avait appelé à une telle charte pour garantir que le travail politique soit propre. Ajoutant qu'il est inacceptable qu'un parti refuse un candidat pour ses antécédents, mais qu'un autre l'accepte simplement parce qu'il peut obtenir des voix aux élections.
Il a insisté sur le fait que l'adoption de cette charte permettrait aux partis d'être pris au sérieux par les citoyens lorsqu'ils parlent d'éthique. Cette charte devrait voir le jour avant les élections législatives de 2026.
En lien avec ce débat, Hejira a rappelé que le récent congrès du parti à Bouznika, qui a réélu Nizar Baraka comme secrétaire général, a abouti à plusieurs décisions importantes, dont l'adoption de modifications dans les statuts du parti, notamment l'introduction d'une charte d'éthique et de conduite, car le parti souhaite utiliser cette charte pour améliorer la sélection de ses candidats et organiser ses structures internes.
Hejira a conclu en indiquant que la session du conseil national est toujours ouverte pour approfondir les discussions avant d'annoncer la composition du comité exécutif du parti. Il est à noter que Nizar Baraka a reçu 107 candidatures pour 30 postes, plus quatre autres membres à proposer. Soulignant que l’objectif est de constituer un comité fort et cohérent pour réaliser l'ambition du parti de dominer la scène politique.
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