Politique
La couverture médicale au Maroc débattue aux mardis du PCNS
20/05/2021 - 12:51
SNRTnews
La session hebdomadaire du Policy Center for the New South (PCNS), tenue le 18 mai 2021, a été consacrée la discussion des "fondements et des défis de la mise en œuvre de la couverture médicale au Maroc".
Pour la session de cette semaine, le Policy Center for the New South (PCNS) a fait appel à Najib Guédira, expert international sur les questions sociales, ancien directeur de l’Agence de développement social et ancien professeur à l’Université Mohammed V de Rabat pour discuter des "fondements et des défis de la mise en œuvre de la couverture médicale au Maroc".
Un tableau général de la situation de l’assurance maladie au Maroc a été d’abord dressé. Nabjib Guédira est revenu sur les progrès notables enregistrés dans ce domaine depuis la mise en œuvre de la loi portant obligation de la couverture médicale en 2002, indique le PCNS dans un communiqué.
"La loi est arrivée à un moment où le nombre de Marocains bénéficiant d’une couverture médicale ne dépassait pas le taux de vingt pour cent. Cette évolution a donné naissance à deux régimes : l’Assurance maladie obligatoire (AMO) qui a été imposée aux employeurs et le Régime d’assistance médicale (RAMED) qui s’adresse aux catégories sociales vulnérables", rappelle-t-on.
Pour Najib Guédira, le projet de couverture sociale universelle qui inclut l’assurance maladie comme élément de base est devenu une priorité politique pour le gouvernement actuel et les futurs gouvernements. Il a aussi souligné que la généralisation de la couverture sociale pose de nombreux défis, "en premier lieu : le financement considérable qu’impose la fourniture des services de ce chantier de réformes, le défi institutionnel, le problème de la mise en œuvre de ces initiatives, l’absence d’intelligence et la prédominance des intérêts corporatistes et individuels au détriment de l’intérêt général"
Il a également estimé que la réforme de l’assurance maladie doit porter sur deux niveaux : le renforcement de ce qui a été réalisé et transition vers la généralisation du service à l’ensemble des citoyens d’une part et la mise en œuvre d’un partenariat entre le secteur privé et le secteur public en insistant sur la responsabilisation du secteur privé et résorption par les deux secteurs du déficit en ressources humaines.
L’ancien directeur de l’Agence de développement social a par ailleurs évoqué la nécessité de créer un mécanisme de suivi des étapes de la mise en œuvre de la couverture médicale au Maroc et d’évaluation du niveau de réalisation des objectifs escomptés, tout en soumettant le processus de réforme à une évaluation de la part des institutions spécialisées dans le but de garantir une bonne gouvernance et d’appliquer le principe de la reddition des comptes. Selon lui, "en outre, les pouvoirs publics doivent prendre l’engagement de mettre en œuvre le chantier de réforme du secteur de la santé surtout qu’il bénéficie de l’appui politique au plus haut niveau grâce à la décision royale".
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