Politique
La plateforme TikTok ouvre un dialogue avec le Maroc
26/11/2024 - 21:45
Youness Oubaali | Mohammed FizaziLe ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a révélé que la société TikTok a accepté d'ouvrir un dialogue avec le Maroc, avec la possibilité d'établir un bureau dans le royaume.
Le contexte des déclarations du ministre intervient après avoir abordé les défis et les aspects négatifs imposés par l'application "TikTok" lors d'une session de questions orales au Conseil des conseillers, ce mardi 26 novembre 2024. Une remarque faite dans une question adressée au ministre soulignait que "TikTok" domine désormais les médias sociaux, en particulier parmi les jeunes, ce qui nécessite l'application des lois et le renforcement de la surveillance.
Le ministre a indiqué que l'entreprise "TikTok" a accepté d'ouvrir un dialogue avec le Maroc, ajoutant : "Nous tenterons d'intervenir pour qu'ils comprennent les concepts de la culture marocaine". Il a également insisté sur le rôle de la famille en activant le contrôle parental pour surveiller les contenus visionnés par les enfants.
Le ministre a affirmé que le Maroc souhaite que la plateforme, après l'ouverture du dialogue, découvre la culture, l'identité marocaine, les valeurs et le "Tamaghrabit" (concept reflétant l'identité marocaine).
Il n'a pas caché la difficulté d'imposer une interdiction stricte et une surveillance rigoureuse, en évoquant l'utilisation possible de technologies comme les VPN pour contourner les restrictions, que ce soit par les utilisateurs ou par les entreprises.
Il a déclaré qu'il est nécessaire d'appliquer les lois dans les cas de diffamation, d'insultes, de calomnie et de diffusion de fausses informations, en déposant des plaintes. Selon le ministre, la justice ne peut pas intervenir en cas d'infraction si aucune plainte n'est déposée.
Bensaid a également souligné la nécessité d'unir les efforts pour dialoguer avec les grandes plateformes mondiales connues sous l'acronyme GAFA (Google, Amazon, Apple, Facebook, Amazon). Il a estimé que les limites de la liberté d'expression varient d'un pays à l'autre, et qu'il est impératif de faire connaître les frontières et la culture de chaque pays. "La manière dont ces entreprises perçoivent le concept de liberté d'expression et des valeurs est différente de la façon dont nous, en tant que Marocains, la percevons", a-t-il déclaré.
Ces déclarations font suite à une rencontre en septembre dernier entre le ministre et Wael Ezzat, directeur des politiques publiques du bureau de TikTok pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
Lors de cette rencontre, un communiqué du ministère avait précisé que les deux parties ont discuté des moyens de coopération entre le gouvernement marocain et la plateforme numérique mondiale dans la lutte contre la désinformation, les fausses nouvelles et la diffamation de la vie privée des citoyens.
Ils ont également abordé les moyens de lutter contre les contenus non pertinents et ceux qui enfreignent les lois sur la plateforme.
Articles en relations
Technologie
Politique
Technologie
Politique