Africa
L'UA profondément préoccupée par les régressions démocratiques et les menaces qui pèsent sur le constitutionnalisme en Afrique
30/08/2022 - 20:30
MAP
L’Union africaine s’est dite profondément préoccupée par les régressions démocratiques et les menaces qui pèsent sur le constitutionnalisme en Afrique, en particulier la nouvelle vague de changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Dans un communiqué publié mardi à l’issue d’une réunion sur "les sanctions et les capacités à les appliquer: Dissuasion contre les changements anticonstitutionnels de gouvernement", le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) s’est déclaré profondément préoccupé par les régressions démocratiques et les menaces qui pèsent sur le constitutionnalisme sur le continent, en particulier la nouvelle vague de changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Cette nouvelle vague de changements anticonstitutionnels de gouvernement menace d'entraver la réalisation de toutes les aspirations de l'Agenda 2063 de l'UA, de l'Agenda 2030 des Nations unies et de la mise en œuvre réussie de la Feuille de route principale de l'UA sur les mesures pratiques pour faire taire les armes en Afrique d'ici 2030, souligne le CPS.
Le Conseil a également condamne la récente recrudescence des changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique, "comme en témoigne la suspension sans précédent de quatre États membres des activités de l'UA", tout en notant avec préoccupation les défis auxquels est confrontée la mise en œuvre du régime de sanctions de l'UA contre les changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Le CPS cite dans ce sens le manque de coordination entre l'UA et les Communautés économiques régionale/Mécanismes régionaux (CER/MR), les partenaires, ainsi que les actions des acteurs extérieurs et, à cet égard, souligne l'importance d'une coordination renforcée entre l'UA et les CER/MR, notamment dans le cadre de la Plateforme d'échange de connaissances interrégional (I-RECKE), afin de garantir une mise en œuvre efficace des sanctions de l'UA.
Le Conseil souligne aussi la nécessité d'améliorer la coordination des efforts en vue d'obtenir une plus large adhésion des autres acteurs internationaux aux sanctions de l'UA, ainsi que d'assurer des synergies entre les sanctions de l'UA et les sanctions imposées par des organisations similaires, en particulier les Nations unies.
Le Conseil a en outre relevé qu'il importe d'affiner les prises de position existantes en matière de sanctions pour en faire des cadres cohérents, adaptés à l'évolution actuelle des problèmes qu'elles sont censées résoudre, et demandé à la Commission, en collaboration avec les parties prenantes des Nations unies et les institutions de recherche et les groupes de réflexion africains concernés, y compris les Membres africains du Conseil de sécurité de l'ONU (A3) et les Membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, d'explorer et de développer un mécanisme de collaboration efficace pour le renforcement du régime de sanctions de l'UA et de fournir des capacités techniques appropriées au Comité d'experts du CPS et le Comité d'état-major.
Le CPS a, d’autre part, salué l'engagement et les efforts des pays membres et de la Commission de l'UA en faveur de l'enracinement de la gouvernance démocratique grâce à la promotion des valeurs et des normes partagées.
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