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Argentine: le Nobel de la Paix 1980 Perez Esquivel hospitalisé mais "stable"
03/01/2022 - 08:00
AFP
L'Argentin Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix 1980, a été hospitalisé ce week-end à 90 ans après une "décompensation", mais se trouve dans un état "stable", a annoncé dimanche la fondation qu'il présida et où il continue d'oeuvrer.
Adolfo Perez Esquivel "a bien dormi", est "en traitement", et son état est "stable", a indiqué dans un communiqué la fondation "Servicio Paz y Justicia" (SERPAJ), après des informations de médias locaux selon lesquels le Prix Nobel avait été hospitalisé à Mar del Plata (sud), où il se trouvait.
Une "tomographie a donné de bons résultats, et les médecins ont écarté qu'il s'agisse d'un AVC (accident vasculaire cérébral)", a ajouté la fondation, démentant une précision de plusieurs médias. Adolfo Perez Esquivel "restera 24 heures en observation, pour suivre son évolution", et une imagerie par résonance magnétique (IRM) sera réalisée.
Adolfo Perez Esquivel, un architecte mais aussi artiste (sculpteur), universitaire, a été un inlassable militant des droits humains et des plus pauvres, inspiré par un christianisme social et engagé, dans l'Amérique latine des années 1960-70, où prospéraient les dictatures.
Il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1980, pour avoir, selon le Comité Nobel, "été une source d'inspiration pour les peuples opprimés, particulièrement en Amérique Latine" et pour avoir "par sa lutte courageuse et non-violente, allumé une lueur dans les ténèbres de la violence de l'Argentine" sous la dictature militaire (1976-83).
En 1977-78, devenu une des figures des droits humains les plus en vue d'Amérique latine, il a été emprisonné pendant 14 mois -et torturé- sous cette dictature, avant d'être remis en liberté sous la pression extérieure, et placé en résidence surveillée.
Dans les décennies suivantes, il a participé à maintes commissions internationales pour des résolutions pacifiques de conflits (Afrique du Sud, Afghanistan, Proche-Orient, Tibet notamment), et continué à oeuvrer à la SERPAJ, notamment auprès de la jeunesse.
En décembre dernier, visiblement alerte, il a reçu un prix des droits humains des mains du président argentin Abert Fernandez. "Nous allons continuer, ne pas baisser les bras", avait-il alors déclaré. "La démocratie et les droits humains restent des valeurs indivisibles (...) un autre monde est possible"
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