Politique
Chronique du JDD: La résolution du CS sur le Sahara marocain est une victoire diplomatique fruit d’une politique extérieure cohérente et proactive menée par SM le Roi
03/11/2025 - 22:29
MAP
La victoire diplomatique du Maroc au Sahara est le fruit d’une politique extérieure cohérente et proactive menée par SM le Roi Mohammed VI, écrit, lundi, le géopolitologue français, Sébastien Boussois dans une chronique publiée sur le site du Journal du dimanche «JDD».
"Si le Maroc engrange aujourd’hui des succès diplomatiques majeurs, c’est avant tout grâce à deux décennies d’une politique extérieure cohérente et proactive menée par SM le Roi Mohammed VI", relève M. Boussois, notant que cette victoire consacre la constance d’un Royaume tourné vers l’avenir.
"L’adoption de la dernière résolution des Nations unies (2797) en faveur de la souveraineté marocaine sur le Sahara, consacre une victoire diplomatique à la régulière pour Rabat" indique le chroniqueur, notant que "ce succès, fruit de la patience et de la constance du Royaume, illustre la solidité d’une diplomatie marocaine fondée sur le droit international, la crédibilité et le réalisme".
Le Maroc, étaye-t-il, "récolte les fruits d’une stratégie claire et inclusive, qui conjugue stabilité interne, ouverture africaine et alliances internationales durables".
La résolution onusienne sur le Sahara marocain, ajoute-t-il, consolide la pertinence du Plan d’Autonomie s’inscrivant "dans un continuum juridique et diplomatique : après la reconnaissance officielle par les États-Unis en décembre 2020, puis celle de plusieurs capitales européennes, dont Paris en 2024, la légitimité de la position marocaine ne fait plus débat".
M. Boussois, qui dirige l’Institut Géopolitique Européen (IGE) relève, d’autre part, que SM le Roi a su repositionner le Royaume au cœur de son environnement africain en réintégrant l’Union africaine en 2017 et en tissant un réseau dense de partenariats économiques, énergétiques et sécuritaires sur tout le continent.
Cette stratégie, a-t-il poursuivi, a permis au Royaume de se doter d’une légitimité politique qui dépasse le cadre maghrébin et séduit désormais les institutions internationales, ajoutant que ce choix du long terme porte ses fruits : stabilité politique, attractivité économique et image de puissance modérée capable de dialogue avec tous – de Washington à Bruxelles, de Dakar à Abidjan.
Le chroniqueur précise également que la victoire marocaine à l’ONU n’est pas seulement diplomatique : elle ouvre une nouvelle séquence politique et économique, notant que le défi, désormais, est double. D’une part, consolider l’unité nationale en répondant aux attentes d’une jeunesse exigeante, d’autre part, faire du Sahara marocain un moteur de développement, à l’image des autres régions du Royaume. Pour le géopolitologue français, les provinces du Sud sont déjà au cœur de la stratégie nationale : le grand port de Dakhla Atlantique, les investissements dans les énergies renouvelables, le tourisme, la logistique et les projets d’économie bleue en font une région d’avenir.
L’enjeu, souligne-t-il, est de lier prospérité locale et intégration régionale, en transformant le Sahara en trait d’union entre le Maroc, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
Et de conclure que la victoire du Maroc à l’ONU n’est donc pas seulement celle d’un pays sur un autre "c’est la victoire du droit sur le désordre, de la vision sur la rancune, de la constance sur la crispation. Elle rappelle que la diplomatie marocaine, patiente et structurée, demeure l’une des plus cohérentes du continent. Et qu’à terme, c’est peut-être par le Maroc, et non malgré lui, que renaîtra l’espoir d’un Maghreb uni — tourné vers l’avenir plutôt que prisonnier de ses blessures".
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