Economie
Des pastèques présentées à des prix inhabituels sur le marché marocain!
07/02/2024 - 13:04
Halima Aamir | Aya Lankaoui
Malgré la sécheresse, les hypermarchés marocains proposent des pastèques et des melons au mois de février. D'où proviennent ces quantités? Les détails
Dans le cadre des mesures prises pour rationaliser l'utilisation de l'eau d'irrigation et faire face au problème de pénurie d'eau, les autorités marocaines ont décidé de réglementer la culture de ce fruit dans certaines régions. Cependant, des quantités de pastèques circulent sur le marché marocain.
A cet effet, le président de l’Association marocaine des producteurs des fruits rouges, Amine Bennani a expliqué dans une déclaration à SNRTnews que ces pastèques proviennent des régions du sud, et sont présentées en petites quantités, car les autorités publiques ont permis aux agriculteurs de cultiver la pastèque sur une superficie ne dépassant pas un hectare au maximum, sans interdire complètement cette culture.
En outre, notre interlocuteur a expliqué que la raison pour laquelle la pastèque est mise sur le marché en cette période est due à l'augmentation des températures dans les régions du sud. Soulignant que si la pastèque est plantée en octobre et novembre, ce fruit peut être prêt à la vente en ce moment, ajoutant que la pastèque nécessite des conditions climatiques favorables caractérisées par des températures élevées et un climat sec.
Quant au prix de la pastèque et du melon, SNRTnews a constaté qu’il est de 43,95 dirhams par kilogramme dans l’un des hypermarchés de Casablanca.
En raison de la rareté des quantités disponibles à cause de la régulation de cette culture, le gouverneur de la province de Zagora a émis une décision visant à réguler la culture de la pastèque pour la saison agricole en cours. La surface exploitable a été fixée à un hectare au maximum.
Cette décision a été prise suite aux conclusions d'une réunion tenue au siège de la préfecture le 18 octobre 2023, en raison de la baisse alarmante de la nappe phréatique ces dernières années due à l'absence de précipitations et à la succession d'années de sécheresse. La même décision interdit totalement la culture de la pastèque dans les zones situées près des champs de pompage d’eau potable.
Dans ce sillage, les comités locaux sont chargés de surveiller les compteurs des puits pour connaître la quantité d'eau d'irrigation extraite et suivre l'état de la nappe phréatique. Les comités prennent également des mesures légales contre les agriculteurs qui ne respectent pas la surface convenue.
Pour rappel, l’année dernière, une décision a été émise par le ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural, des Eaux et Forêts et le ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances chargé du Budget, concernant les modalités de bénéfice et d'octroi des aides financières de l'État pour l'aménagement hydraulique agricole des exploitations agricoles. Cette décision a identifié les cultures non éligibles pour bénéficier du soutien, y compris les avocatiers, les nouveaux agrumes et la pastèque.
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