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Espagne: Une étude sur le cancer du sein ouvre la voie à des traitements de radiothérapie plus courts
16/09/2024 - 15:38
MAP
Une étude sur le cancer du sein, présentée dimanche à Barcelone lors d'un congrès mondial d'oncologie, ouvre la voie à des traitements de radiothérapie raccourcis à trois semaines au lieu de cinq pour toutes les patientes.
Selon les organisateurs du congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale, les résultats de cette étude pourraient bientôt conduire à changer la prise en charge du cancer du sein.
Cette étude de phase 3 a évalué pendant cinq ans 1.265 patientes et comparé les effets d'une radiothérapie standard de cinq semaines avec un nouveau schéma dit "hypofractionné", c'est-à-dire raccourci à trois semaines.
Toutes ces femmes étaient touchées par un cancer du sein avec atteinte ganglionnaire, ce qui signifie que la tumeur n'était plus localisée mais s'était propagée aux ganglions lymphatiques, souligne-t-on.
"À partir des études précédentes, on savait que l'efficacité d'une radiothérapie plus courte était la même dans le cas d'une tumeur localisée, mais pour les femmes avec une atteinte ganglionnaire, il n'y avait rien jusqu'à ce jour démontrant qu'on pouvait raccourcir le nombre de séances", a expliqué à la presse Sofia Rivera, oncologue-radiothérapeute, cheffe de service à l'institut français Gustave-Roussy, qui a présenté l'étude.
"Quand on traite le sein mais aussi les ganglions, on s'attaque à des volumes beaucoup plus grands, qui incluent des tissus sains comme le poumon, le coeur ou l'oesophage", précise Sofia Rivera, ajoutant qu'avec une dose plus forte, on pouvait craindre davantage d'effets secondaires liés au traitement.
Au vu de ces donnéesSelon les organisateurs du congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale, les résultats de cette étude pourraient bientôt conduire à changer la prise en charge du cancer du sein.
Cette étude de phase 3 a évalué pendant cinq ans 1.265 patientes et comparé les effets d'une radiothérapie standard de cinq semaines avec un nouveau schéma dit "hypofractionné", c'est-à-dire raccourci à trois semaines.
Toutes ces femmes étaient touchées par un cancer du sein avec atteinte ganglionnaire, ce qui signifie que la tumeur n'était plus localisée mais s'était propagée aux ganglions lymphatiques, souligne-t-on.
"À partir des études précédentes, on savait que l'efficacité d'une radiothérapie plus courte était la même dans le cas d'une tumeur localisée, mais pour les femmes avec une atteinte ganglionnaire, il n'y avait rien jusqu'à ce jour démontrant qu'on pouvait raccourcir le nombre de séances", a expliqué à la presse Sofia Rivera, oncologue-radiothérapeute, cheffe de service à l'institut français Gustave-Roussy, qui a présenté l'étude.
"Quand on traite le sein mais aussi les ganglions, on s'attaque à des volumes beaucoup plus grands, qui incluent des tissus sains comme le poumon, le coeur ou l'oesophage", précise Sofia Rivera, ajoutant qu'avec une dose plus forte, on pouvait craindre davantage d'effets secondaires liés au traitement.
Au vu de ces données, il est fort probable qu'une radiothérapie écourtée soit bientôt proposée aux femmes atteintes d'un cancer du sein ganglionnaire, ce qui représente 30% des cancers du sein.
Diminuer le nombre de séances limitera en effet le nombre d'allers-retours des malades vers leur centre de traitement. "C'est un gain en qualité de vie", s'est réjouit l'oncologue.
Diminuer le nombre de séances limitera en effet le nombre d'allers-retours des malades vers leur centre de traitement. "C'est un gain en qualité de vie", s'est réjouit l'oncologue.
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