Art & Culture
La Aïta Haouzia: des "chioukhs" éternellement jeunes
09/07/2024 - 14:02
Abderrahim Smougni | Fahd MerrounMalgré son âge avancé, Le maître Mohamed Zaitra se déplace avec une agilité et une légèreté remarquables sur scène, dansant et sautant au rythme de la taarija et du violon haouzi.
Le maître de la Aïta Haouzia se place en tête des musiciens, devenant le danseur principal du groupe, captivant le public qui ne cesse d'applaudir ce "chikh" au corps souple et adaptable aux rythmes de la Aïta Haouzia.
"Haj Mohamed", âgé de plus de 82 ans, attribue sa forme physique à la pratique de la danse et du chant. Pour lui, la Aïta Haouzia est une activité sportive autant qu'un art. Il explique : "Plus je danse et joue, plus mon corps élimine les toxines, et je ne souffre ni de diabète ni d'hypertension. Je dois tout à cet art. Si je ne danse pas, je tomberai malade, c'est pourquoi je ne prendrai jamais ma retraite et je continuerai toujours à pratiquer la Aïta Haouzia."
Haj Zaitra raconte qu'il a appris les bases de la Aïta Haouzia dès son enfance, lui qui est né en 1942 dans la région de Rhamna, et qu'il a perfectionné son art auprès des "Chioukhs" de sa région.
À chaque fois que le groupe "Mkhalif" monte sur scène pour jouer la Aïta haouzia, le public du Théâtre Royal de Marrakech se lève et applaudit longuement la performance de ces artistes âgés mais pleins de jeunesse et de vitalité, et des musiciens enthousiastes comme des enfants passionnés par la vie.
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