Art & Culture
Le cinéma fait sa rentrée à Angoulême, Delon à l'honneur
25/08/2024 - 09:50
AFP
Rendez-vous de rentrée devenu "incontournable" pour le cinéma, le Festival du film francophone d'Angoulême accueille spectateurs et professionnels de mardi à dimanche pour une 17e édition dédiée au Maroc, pays invité, et précédée lundi soir d'un hommage à Alain Delon.
Avec dix films en compétition, la manifestation née en 2008 a bien grandi, au point de viser cette année "plus de 70.000" festivaliers selon ses organisateurs, contre 58.000 en 2023.
"Maintenant on sait que c'est le festival qu'on fait juste avant de retourner à l'école", résume pour l'AFP Dominique Besnehard, délégué général avec Marie-France Brière.
Ayant contribué en 2011 à lancer "Intouchables" d'Olivier Nakache et Éric Toledano, l'un des plus grands triomphes du cinéma français (près de 20 millions d'entrées), "le festival y a gagné une dimension, pas seulement régionale, mais nationale, voire internationale maintenant", estime son cofondateur.
Les stars du grand écran, comme cette année l'actrice britannique Kristin Scott Thomas en présidente du jury, Julie Delpy en lice comme réalisatrice ou Sandrine Kiberlain incarnant Sarah Bernhardt, y croisent professionnels du secteur comme simples amoureux du cinéma.
"Cette année, la ligne de conduite, ce sont des portraits de femmes extraordinaires", détaille Dominique Besnehard, citant Valeria Bruni-Tedeschi en mère bipolaire dans "Une vie rêvée" de Morgan Simon, ou Audrey Lamy face à un fils autiste dans "En tongs au pied de l'Himalaya" de John Wax.
Sur dix films, quatre réalisatrices briguent le "Valois de diamant" du meilleur long-métrage, telle Laetitia Dosch. L'actrice et réalisatrice est en lice avec "Le Procès du chien", présenté hors compétition lors du Festival de Cannes et lauréat de la "Palm Dog", récompensant le canidé le plus marquant de la sélection.
Le public retrouvera aussi le rappeur et comédien Sofiane Zermani (alias Fianso) et Clotilde Courau dans un premier film signé de l'attaché de presse Hassan Guerrar, "Barbès, Little Algérie".
Le festival fera enfin la part belle à "la campagne" selon Dominique Besnehard, avec "Vingt Dieux" de Louise Courvoisier, l'histoire de "jeunes qui essayent de trouver un idéal".
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