Politique
Les 5 points à retenir du rapport politique du PPS
12/08/2021 - 10:42
Imane Benichou
Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a tenu, ce mercredi 11 août 2021 à distance, sa 7e session du Comité central pour trancher des nominations aux prochaines élections législatives.
A cette occasion, Nabil Benabdallah, Secrétaire général du parti, a exposé le rapport politique du parti. Voici les 7 points à retenir de son allocution
"Nous avons bien fait de quitter le gouvernement"
Le Secrétaire général du parti a rappelé les raisons derrière la résolution du PPS de se retirer de l'Exécutif actuel, estimant qu'il s'agissait d'une décision d'urgence après que le parti ait "averti à plusieurs reprises que le gouvernement est incohérent, divergent et manque d'esprit réformiste".
"Depuis sa création, le gouvernement n’a fait que penser aux échéances électorales de 2021. Toutes les parties sont responsables de cette situation et pas une composante sans l'autre", a déclaré Benabdallah, ajoutant que le parti a eu "l'audace et le courage de se retirer d’après une décision indépendante et nous avons bien fait".
Le chef progressiste a mis l’accent sur "l’incapacité" du gouvernement à lancer des réformes majeures, à communiquer, à "traduire les directives royales en mesures ayant un impact positif", à "assurer l'harmonie entre les composantes de la majorité" et à "lancer un souffle démocratique".
"Un Nouveau modèle de développement nécessite un espace démocratique"
Pour Benabdallah, le PPS a toujours défendu les alternatives valables mentionnées dans le Nouveau modèle de développement. "A la pointe de ces directives que nous défendons: placer l'humain au centre des politiques de développement, la répartition équitable des richesses et le recours aux services publics", a fait savoir le chef du parti.
"Si nous souhaitons investir dans les personnes, la santé, l'éducation et la couverture sociale, si nous souhaitons lutter contre les disparités sociales, renforcer l'économie et investir dans l'environnement, et si nous aspirons à investir dans l'économie numérique", a d’abord annoncé Benabdallah, avant de préciser que "tout cela nécessite l'amorce d'un espace démocratique".
"L'argent pèse sur les élections et pourrait diriger le pays dans un labyrinthe dangereux"
Dans son allocution, Nabil Benabdallah a évoqué les avancées positives de l'arsenal juridique encadrant les élections et a par la suite insisté sur l’obligation "d’assurer l’intégrité". "Nous observons un large recours à l’argent. Il ne sert plus uniquement à l’achat des consciences, mais également à l’achat des candidats", a-t-il annoncé, faisant référence aux ralliements des élus de partis vers d’autres formations politiques.
Il a alors considéré qu’il est difficile pour le parti "de résister à cette réalité". "Les électeurs et électrices sont notre seule arme afin de contrer ces dérives dangereuses à l'intégrité et la pérennité des institutions représentatives", a-t-il souligné.
Benabdallah a ensuite appelé à y faire face à travers la participation, affirmant que "les élections sont la vraie bataille de changement, pour les forces démocratiques, de gauche et progressistes, tant que les décisions sont prises par les institutions". Il a adressé un message à toutes les citoyennes et citoyens afin de participer le 08 septembre aux élections. "Un parti comme le nôtre ne peut pas tenir bon dans un environnement infesté sans un vote fort spécifiquement de ces groupes, en faveur du progrès, du changement et de la réforme", a-t-il proclamé, avant de s’adresser aux personnes abstentionnistes : "si vous n'aimez pas la scène et que l'institution manque de crédibilité, la solution n'est pas la réticence. La solution n'est pas de laisser les corrompus. L'argent non seulement perpétuera la situation, mais peut enfoncer le pays dans de dangereux labyrinthes".
"Le régime algérien néglige la main tendue du Maroc"
Nabil Benabdallah s’est également intéressé lors de son discours à la situation régionale du Maroc, qu'il a qualifiée de "problématique", faisant référence à la relation avec l’Algérie, et ce "malgré la démarche audacieuse prise par le Roi pour surmonter ce stade de sévérité, d'extrémisme et de fanatisme qui caractérise les relations avec nos voisins depuis des décennies". "Mais encore une fois, le régime algérien ignore cette volonté ou cherche des raisons fragiles pour s'y opposer", a-t-il déclaré.
Le chef du parti a ensuite rappelé "la place prépondérante" qu’occupe le Royaume à l'échelle internationale, régionale et continentale, "qui doit être préservée et valorisée".
"L'implication du Maroc dans la polémique Pegasus le vise"
Concernant l'affaire Pegasus, le Secrétaire général du PPS a critiqué "l'implication" du Maroc dans cette polémique et a considéré qu’il s’agit d’une affaire qui le visait. "Preuve que le succès du Maroc dérange, avec la multiplicité de ses partenaires et la diversification de ses sources de coopération, notamment la réussite de sa campagne de vaccination et la fermeté du Maroc dans la défense de sa cause nationale", a-t-il fait savoir, affirmant qu'à la lumière de ces situations régionales et internationales, "le Maroc cherche à renforcer sa position au niveau de toutes les institutions et grâce à son Nouveau modèle de développement".
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