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Les Chiliens se rendent aux urnes pour élire un nouveau président
21/11/2021 - 12:32
MAP
Quelque 15 millions de Chiliens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire un nouveau chef d'État qui succédera à Sebastian Pinera.
Les Chiliens choisiront par la même occasion les 155 députés de la Chambre basse du parlement, la moitié des sénateurs, ainsi que des centaines de conseillers régionaux.
Le scrutin de dimanche est l’épilogue d’une intense année électorale, dont le point culminant a été l’élection des membres de l’Assemblée constituante qui prépare une nouvelle Constitution pour le pays.
Le contexte de ces élections est caractérisé par une forte polarisation de la scène politique entre l’extrême-gauche et l’extrême-droite dont les candidats ont le plus de chance de passer au deuxième tour parmi les sept candidats en lice.
Il est aussi marqué par un affaiblissement relatif des deux partis qui se positionnent dans le centre de l’échiquier politique et qui se sont alterné à la tête de l'Etat au cours des 30 dernières années.
Depuis les émeutes sociales d’octobre 2019, qui ont fait 30 morts et des centaines de blessés, les spasmes politiques et économiques ne cessent de se succéder.
Aux conséquences évidentes de la pandémie, se sont ajoutées les difficultés d’installer l’Assemblée constituante, la tentative de destitution du président sortant, une inflation inédite et une crise sociale sans précédent.
La nouveauté étonnante de ces élections, fruit de ce contexte de fortes tensions, est l’arrivée en tête des intentions de vote du candidat de l’extrême-droite José Antonio Kast, du Parti républicain (ultraconservateur) qui est crédité de 21,7 % des votes.
Il est talonné dans les sondages par le représentant de l’extrême-gauche alliée aux communistes, Gabriel Boric, du parti Convergence sociale, crédité de 17,7% des voix.
Le tableau est complété dans l’ordre par Yasna Provoste (10,9%), qui se présente au nom de la Démocratie chrétienne (centre-gauche), Sebastián Sichel (8,2%), au nom de la coalition Chile Podemos+ (centre-droit au pouvoir).
Les trois derniers candidats qui ferment la marche sont Franco Parisi (7,3%), chef du Parti du peuple (droite populiste), Marco Enríquez-Ominami (3,9%), candidat pour la quatrième fois au nom du Parti progressiste du Chili (gauche) et enfin Eduardo Artés, de l'Union Patriotique (extrême gauche).
Dans ce contexte fortement polarisé avec le souvenir très présent des émeutes d’octobre 2019, le gouvernement a annoncé le déploiement de 22 mille éléments des forces armées pour sécuriser les 2573 bureaux de vote qui seront ouverts ce dimanche.
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