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Présidence du CIO: l'heure du grand oral dans une campagne incertaine
29/01/2025 - 09:24
AFP
Indécise comme rarement dans l'histoire olympique, la campagne pour remplacer en mars le président du CIO Thomas Bach va connaître jeudi une étape majeure: le grand oral des sept prétendants devant les membres de l'organisation.
"Si l'un des candidats est un peu faible à l'oral, l'élection est si ouverte que ça peut faire une grande différence", estime auprès de l'AFP Jean-Loup Chappelet, spécialiste de l'olympisme à l'Université de Lausanne.
Les présentations du Français David Lappartient, du Britannique Sebastian Coe et de leurs cinq rivaux se dérouleront en visioconférence et à huis clos, à l'image de ce scrutin quasi-papal et ses règles drastiques de confidentialité.
Ils disposeront néanmoins de dix minutes chacun devant la presse réunie à Lausanne à partir de 11H30 (GMT+1), première occasion de les entendre tous depuis que l'Allemand Thomas Bach, en renonçant en août dernier à prolonger au-delà de 2025, a lancé la course à sa succession.
Prévue le 20 mars à Costa Navarino (Grèce), sur les rivages de la mer Ionienne, l'élection s'annonce aux antipodes du précédent scrutin, en 2021, qui avait marqué la réélection à une écrasante majorité de Thomas Bach, alors seul en lice.
Au consensus entourant l'ex-escrimeur bavarois, à la tête de l'organisation olympique depuis 2013, succède un affrontement entre sept prétendants aux profils bien distincts, autour d'enjeux économiques, politiques et environnementaux.
Certains sont d'anciens champions - comme la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, 41 ans, septuple médaillée olympique en natation -, et le patron de World Athletics Sebastian Coe, 68 ans, double champion olympique du 1500 m et patron des JO-2012 de Londres.
D'autres dirigent des fédérations internationales - la gymnastique pour le Japonais Morinari Watanabe et le ski pour le Suédo-Britannique Johan Eliasch -, voire cumulent avec la direction d'un comité national olympique, tel le Français David Lappartient, président de l'Union cyclisme internationale.
Enfin, les deux derniers sont des figures de la puissante Commission exécutive du CIO: le Prince Feisal Al-Hussein, fils de l'ancien roi de Jordanie, et l'Espagnol Juan Antonio Samaranch Jr, fils de l'emblématique président du CIO entre 1980 et 2001.
Dans leurs programmes dévoilés fin décembre, tous balaient les principaux enjeux qui guettent l'instance, depuis la sécurisation de ses revenus jusqu'à l'impact du réchauffement climatique et de l'intelligence artificielle.
Mais leurs propositions diffèrent nettement, la plus radicale venant de Morinari Watanabe: le Japonais propose d'éclater les Jeux d'été dans cinq villes situées sur chaque continent, avec une diffusion continue en streaming.
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