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Une étude française révèle l’impact humain sur l’évolution morphologique des animaux depuis 1.000 ans
03/09/2025 - 21:15
MAP
Une étude française a mis la lumière sur l’impact humain sur l’évolution morphologique des animaux depuis 1.000 ans, estimant qu’au contact de l'homme, les animaux domestiques sont devenus plus grands, alors que les espèces sauvages ont rapetissé.
Il ressort de cette nouvelle étude, menée par des chercheurs du Centre français de la recherche scientifique (CNRS), que depuis le Moyen Âge, les activités humaines constituent le facteur d’évolution prépondérant de la taille des espèces animales domestiques et sauvages : "la taille des animaux domestiques augmente tandis que celle des animaux sauvages diminue".
Pourtant, pendant les 7.000 ans précédant cette époque, la taille des animaux domestiques et sauvages "évoluait de manière synchrone et analogue, suggérant que les changements environnementaux et climatiques influençaient alors davantage cette évolution morphologique", révèlent les scientifiques.
Dans un communiqué, le CNRS s'est félicité de ces conclusions "inédites sur une telle échelle de temps", estimant qu'elle offrent "un cadre de compréhension précieux pour analyser l’adaptation des espèces animales face aux pressions anthropiques passées et actuelles".
Dans le détail, les chercheurs expliquent l'augmentation de la taille des espèces domestiques (mouton, chèvre, cochon, vache, poule, lapin) depuis 1.000 ans notamment par "une anthropisation inouïe des environnements, une recherche active de gains de productivité et un développement des outils de sélection".
En revanche, l’impact humain sur la réduction de la taille des espèces sauvages (cerf, lièvre, renard) résulte, selon eux, de "l’intensification de la chasse, de la fragmentation et de la réduction des habitats naturels".
D’après le CNRS, cette étude d’une ampleur sans précédent, publiée cette semaine dans la revue scientifique PNAS, est le fruit d’une collaboration étroite et interdisciplinaire entre bioarchéologues, modélisateurs du climat et acteurs de l’archéologie préventive et programmée.
Les résultats obtenus ont nécessité plus de 80.000 mesures d’ossements issues de 311 sites archéologiques du sud de la France. Leur croisement avec des données paléoenvironnementales, paléoclimatiques et archéologiques, relevées durant les 30 dernières années sur la région étudiée, a mis en évidence ainsi "les liens étroits et évolutifs entre les sociétés humaines et leur environnement, et illustre l’impact croissant des activités humaines sur les populations animales", conclut le centre de recherche français.
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