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Village inwi, témoin de la nuit où le Maroc s’est offert la finale
15/01/2026 - 17:01
Matar Bensalmia | Hamza BAMMOUIl y avait des familles, des drapeaux, des cris, des chants et des couleurs, mais la tension était palpable. Au Village inwi, à Anfa Park, la demi-finale Maroc-Nigeria a été vécue jusqu’à cette séance fatidique où le grand Yassine Bounou a fait basculer toute une foule dans l’histoire.
Il est 16h et les allées du Village inwi se remplissaient déjà d’un flot continu de familles, de groupes de jeunes drapés de rouge et vert, de parents tenant la main de leurs enfants, tous venus partager ce moment d’histoire. Sous les lumières, entre les stands animés et les écrans géants, on sentait déjà cette tension douce qui précède les grandes soirées.
Partenaire officiel du football national, inwi a transformé son espace en véritable cœur battant de la demi-finale Maroc-Nigeria. On y croisait des supporters assis par terre, d’autres debout téléphones levés, capturant chaque instant. Les plus jeunes couraient entre les animations, pendant que les anciens commentaient la rencontre à voix haute comme dans un café de quartier, mais à l’échelle d’une fan zone.
Sur l’écran géant, le match s’est vite révélé à la hauteur de l’enjeu. Serré face à un Nigeria résistant. Les Lions de l’Atlas semblaient mieux maîtriser le tempo, plus justes dans les transitions, mais le but refusait obstinément de tomber. À chaque occasion manquée, un soupir traversait la foule du Village inwi, aussitôt suivi d’un chant pour redonner de la voix aux joueurs.
Puis vinrent les prolongations où le score ne bougeait toujours pas mais le stress atteignait son comble. On le lisait sur les visages, dans les mains crispées autour des drapeaux, dans les regards fixés sur l’écran. Mais la partie a refusé de livrer un vainqueur.
La séance des tirs au but a alors figé l’ambiance. Et lorsque Hamza Igamane a vu sa tentative échouer, un doute familier a parcouru le Village. Allait-on revivre un nouveau scénario de déception? Quelques secondes de silence à peine, mais qui semblaient terriblement lourdes. Mais Yassine Bounou est entré dans sa légende. Arrêt après arrêt, le gardien marocain a renversé le destin. À chaque parade, les cris montaient plus fort jusqu’à ce moment final où la qualification est devenue réalité.
La joie a explosé et les enfants sautaient dans les bras de leurs parents, des chants improvisés résonnaient entre les installations du Village inwi. Dans cette fan zone transformée en théâtre d’émotions, le Maroc venait de se hisser en finale pour rejoindre le Sénégal.
Ce soir-là, on a vécu une histoire que l’on racontera longtemps après, et on se souviendra de l’endroit précis où l’on était au moment où les Lions ont marqué l'histoire de la CAN 2025.
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