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Yassine Gessime, l’éclair alsacien qui propulse Strasbourg dans le dernier carré
04/03/2026 - 17:37
SNRTnews
Il n’a fallu qu’une titularisation pour faire basculer les regards. Mardi soir, à la Meinau, le Racing Club de Strasbourg Alsace a validé son billet pour les demi-finales de la Coupe de France en écartant le Stade de Reims (2-1). Au cœur de cette qualification, Yassine Gessime.
À seulement 20 ans, le jeune international marocain a endossé un rôle inattendu, celui de dynamiteur d’une équipe longtemps bousculée par des Rémois accrocheurs. Le quotidien sportif L'Équipe ne s’y est pas trompé, décrivant le Lionceau de l’Atlas comme la “nouvelle arme” du club alsacien. Selon le journal, Strasbourg s’est trouvé “un nouveau chouchou” pour aborder les prochaines échéances, entre Ligue 1, Coupe et Europa League.
Car si les Alsaciens ont peiné à imposer leur rythme, la lumière est venue d’un ailier intenable. Centres tendus, dribbles déroutants, conduite de balle audacieuse: Gessime a été à l’origine de presque toutes les situations chaudes. C’est lui que Nicolas Pallois a stoppé irrégulièrement, provoquant un coup franc suivi d’un corner ayant conduit à une main de John Patrick et au premier penalty. C’est encore lui qui a lancé Datro Fofana sur l’action amenant le second. Deux séquences décisives, deux empreintes nettes.
Arrivé en Alsace lors du dernier mercato hivernal en provenance de Dunkerque (L2), le champion du monde U20 avec le Maroc n’a pas tardé à justifier les espoirs placés en lui. Ironie du sort, il avait déjà brillé en 32es de finale de Coupe de France… à la Meinau, sous les couleurs nordistes, où Strasbourg s’était imposé dans la douleur (2-1). Cette fois, il a changé de camp — et de dimension.
Pour sa première titularisation, Gessime a affiché une maturité déconcertante. Omniprésent dans l’entrejeu, précis dans ses transmissions, audacieux dans ses projections, il a constamment pesé sur la défense rémoise, pourtant réputée solide. Sa capacité à éliminer, à casser les lignes et à garder son sang-froid dans les moments clés a contribué à envoyer Strasbourg en demi-finales pour la première fois depuis son sacre de 2001.
Son entraîneur, Gary O’Neil, n’a pas caché sa satisfaction : il se disait impatient de découvrir ce que le jeune ailier pouvait apporter, assurant ne pas avoir été déçu. Le principal intéressé, sourire aux lèvres, a salué une récompense du travail accompli : “On verra si j’ai gagné des points, mais j’aime jouer mon jeu, avec insouciance, prendre du plaisir”, a-t-il confié.
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