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Algérie : le FFS décide de boycotter les élections
04/04/2021 - 11:54
MAP
Le plus vieux parti d’opposition en Algérie, le Front des Forces Socialistes (FFS) vient d’annoncer l’intention de boycotter les élections législatives du 12 juin prochain.
Pour le Front des Forces Socialistes (FFS), les élections ne constituent pas la solution à la crise multidimensionnelle que vit le pays, pour cela, le parti d’opposition le plus vieux d’Algérie décide de boycotter les législatives. "Les conditions de la tenue des élections ne sont pas réunies (…), par conséquence le FFS ne peut pas participer à cette échéance", lit-ont dans la résolution du Conseil national, tenu samedi à Alger.
Dans ce sens, il a interpellé à nouveau le pouvoir pour "prendre les mesures permettant au peuple algérien le libre exercice de son droit à l’autodétermination". Il cite le "respect des libertés fondamentales", "l’accès équitable aux médias à tous les acteurs politiques et sociaux", " l’ouverture d’un dialogue sans exclusive (…), pour convenir d’un "programme politique, économique et social consensuel, avec un calendrier et un contrôle d’exécution, répondant aux revendications populaires".
D’après le parti, fondé par feu Hocine Ait Ahmed, ces conditions sont nécessaires pour "l’organisation d’élections propres, honnêtes et transparentes". Le FFS a considéré que le "discours officiel n’a cessé de diaboliser les partis politiques et l’action politique", et en "même temps les invite à adopter un agenda politique élaborée unilatéralement".
Le Front juge que l’état du pays est "alarmant", estimant que la "voie du dialogue tel que préconisé par notre projet de Convention nationale est la plus appropriée pour sortir de l’impasse actuelle, sans confrontations, facteur de tous les dangers". Dans ce sens, il a appelé les décideurs à emprunter dans cette "voie historique qui réconciliera le peuple avec ses Institutions".
Pour rappel, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, le Parti des travailleurs et l'Union pour le changement et le progrès et le collectif "Nidaa 22" ont été les premiers à annoncer le boycott du scrutin législatif du 12 juin prochain.
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