Economie
Augmentation de la demande pour les studios: quel impact sur le marché immobilier?
03/03/2025 - 20:08
Morad Karakhi | Mohammed Fizazi
Une augmentation notable de la demande pour les logements de type "studio" a été enregistrée dans les grandes villes marocaines, notamment Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir. Cette tendance est portée par les jeunes actifs et étudiants, attirés par la flexibilité et l'indépendance qu'offrent ces logements.
De nombreux jeunes travaillant dans les grandes villes préfèrent vivre dans des studios situés à proximité de leur lieu de travail, que ce soit par la location ou l’achat via un prêt bancaire. Ces logements leur offrent confort, facilité de déplacement et indépendance vis-à-vis de leur famille.
A ce propos, Adil Bouhaja, responsable à la Fédération nationale des promoteurs immobiliers, a déclaré que la demande pour les studios connaît une augmentation au Maroc ces dernières années, en particulier dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir, où les jeunes s’installent pour étudier et travailler.
Bouhaja a expliqué, dans une déclaration à SNRTnews, que cette évolution est principalement due à un changement culturel, l’accent étant désormais mis sur la recherche d’un logement pratique adapté aux nouveaux modes de vie, ainsi qu’aux mesures adoptées par le gouvernement pour soutenir l’achat de logements.
Il a précisé que les prêts immobiliers proposés par les banques sont adaptés à cette catégorie de jeunes, leur permettant ainsi de financer l’acquisition de studios avec des mensualités abordables.
Le gouvernement a fixé l’aide directe au logement à 100.000 dirhams pour l’achat d’un logement dont le prix est inférieur ou égal à 300.000 dirhams, taxes incluses, et à 70.000 dirhams pour l’acquisition d’un bien dont le prix se situe entre 300.000 et 700.000 dirhams, taxes incluses.
Bouhaja a souligné que le prix des studios varie en fonction de la ville et de l’emplacement. Par exemple, à Casablanca, il oscille entre 12.000 et 25.000 dirhams le mètre carré.
Concernant la location, il a indiqué que les prix sont également déterminés selon les mêmes critères. Ainsi, le loyer moyen d’un studio à Casablanca se situe entre 2 500 et 6 000 dirhams par mois.
Il a également mis en avant le fait que les promoteurs immobiliers tentent d’accompagner cette évolution en construisant davantage d’immeubles offrant ce type de logement. Toutefois, ils rencontrent des difficultés pour obtenir les autorisations nécessaires des autorités compétentes, d’autant plus que ces unités sont de plus en plus transformées en biens locatifs.
Le responsable a ajouté que de nombreux investisseurs achètent désormais ce type d’appartements pour les transformer en biens locatifs à court ou long terme, en s’appuyant sur des plateformes spécialisées. Cela a un impact négatif sur l’activité des établissements hôteliers, qui se plaignent de cette concurrence, notamment en période estivale.
Face à la demande croissante pour ces logements, le responsable de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers a appelé à adapter les politiques du logement au Maroc en mettant en place des mesures supplémentaires en matière de soutien financier et de simplification administrative, afin de répondre aux besoins des jeunes et des personnes recherchant un logement pratique et flexible.
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