Economie
Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 2,25%
24/06/2025 - 14:30
Mohammed Fizazi
Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a tenu sa deuxième réunion trimestrielle de l’année et a décidé de maintenir inchangé le taux directeur à 2,25%. Cette décision s’appuie, selon un communiqué de la Banque centrale, sur la décélération marquée de l’inflation, la solidité de la croissance non agricole et l’ancrage des anticipations d’inflation, dans un contexte international fortement incertain.
Lors de cette réunion, le Conseil a approuvé le rapport annuel sur la situation économique, monétaire et financière du pays pour l’année 2024, indique un communiqué. Il a également évalué les progrès du nouveau programme de soutien au financement des très petites entreprises (TPE), lancé en mars, et de la charte dédiée. Celle-ci prévoit des mesures de simplification, d’accompagnement et de suivi.
L’analyse de la conjoncture a mis en lumière un ralentissement mondial, aggravé par les tensions géopolitiques et les nouvelles politiques commerciales américaines. Sur le plan national, les secteurs non agricoles affichent une croissance soutenue, favorisée par les investissements dans les infrastructures liés à la lutte contre le changement climatique et à la préparation d’événements internationaux à l’horizon 2030.
L’inflation au Maroc a fortement ralenti, passant de 2% au premier trimestre à 0,4% en mai, principalement en raison de la baisse des prix alimentaires, notamment des viandes fraîches. BAM prévoit une inflation moyenne de 1% en 2025 et de 1,8% en 2026.
La transmission des politiques monétaires est jugée efficace, avec une baisse cumulative de 45 points de base des taux débiteurs depuis juin 2024. Les crédits bancaires au secteur non financier devraient croître de plus de 6% en 2025 et 2026.
Sur les marchés internationaux, les prix des matières premières devraient continuer à baisser. Le Brent est attendu à 66,8 dollars le baril en 2025, et les prix du phosphate brut marocain à 206 dollars la tonne. Le déficit du compte courant marocain resterait contenu autour de 2% du PIB, tandis que les investissements directs étrangers atteindraient 3,5% du PIB en 2026.
Enfin, le déficit budgétaire, hors privatisations, devrait se situer à 3,9% du PIB en 2025 et à 3,4% en 2026, malgré une hausse des dépenses, compensée en partie par une forte progression des recettes fiscales.
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