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CAN 2025 : Le Maroc prêt à écrire un nouveau chapitre 37 ans après l’édition 1988
20/12/2025 - 09:30
Amine Oubaha
Trente-sept ans après une édition 1988 restée dans les mémoires, le Maroc s’apprête à accueillir une CAN 2025 modernisée, élargie et portée par des infrastructures de niveau mondial. De huit équipes à l’époque à vingt-quatre aujourd’hui, le tournoi change d’échelle.
À l’approche de la Coupe d’Afrique des nations 2025, que le Maroc accueillera du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, le Royaume se prépare à organiser pour la deuxième fois de son histoire cette prestigieuse compétition, 37 ans après l’édition de 1988. Ce retour offre l’occasion de revisiter un chapitre marquant du football africain, tout en soulignant l’évolution remarquable des capacités organisationnelles du pays.
Alors qu’en 1988 la CAN s’était tenue dans un format réduit et concentré, le Maroc s’apprête aujourd’hui à recevoir un tournoi d’envergure continentale, soutenu par des infrastructures modernisées répondant aux standards internationaux.
Une édition 1988 compacte et intense
La CAN 1988 s’était déroulée du 13 au 27 mars et réunissait huit équipes réparties en deux groupes. Les rencontres avaient eu lieu dans deux villes seulement : Casablanca, au stade Mohammed V, et Rabat, au stade Moulay Abdellah. Ce format condensé conférait à chaque match une importance cruciale.
Le Cameroun s’était finalement imposé en battant le Nigeria 1-0 grâce à un penalty transformé par Emmanuel Kunde. Le Nigeria avait terminé vice-champion, tandis que le Maroc s’était classé quatrième après sa défaite face à l’Algérie lors de la séance des tirs au but.
Les stars qui ont marqué l’édition 1988
Cette édition de la CAN avait été marquée par des performances individuelles remarquables. Roger Milla, véritable icône du football africain, avait été élu meilleur joueur du tournoi, tandis que Joseph-Antoine Bell avait été désigné meilleur gardien après une série de prestations décisives.
Le Soulier d’Or avait été partagé entre quatre joueurs, Lakhdar Belloumi, Roger Milla, Gamal Abdelhamid et Abdoulaye Traoré, chacun auteur de deux buts, une égalité qui illustrait parfaitement l’équilibre et l’intensité de cette édition.
Une CAN 2025 portée par un Maroc modernisé
Trente-sept ans plus tard, la CAN revient au Maroc dans un tout autre contexte. Les Lions de l’Atlas abordent cette édition en tant que quatrième en Coupe du monde 2022 et 11 e en classement FIFA, et évolueront dans un Complexe Moulay Abdellah entièrement modernisé.
Pays hôte de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, le Royaume dispose aujourd’hui de toutes les capacités logistiques, techniques et structurelles pour accueillir les plus grandes compétitions internationales.
Pour cette édition 2025, six villes hôtes ont été retenues : Rabat, Casablanca, Fès, Tanger, Marrakech et Agadir. Chacune mettra à disposition des équipes des hôtels 5 étoiles ou de catégorie supérieure, tandis que les camps de base seront situés à environ 30 minutes des stades. L’objectif est clair : offrir aux 24 sélections des conditions optimales de préparation et de compétition.
Le modèle Team Base Camp, une révolution organisationnelle
Le Maroc introduira pour cette CAN le modèle "Team Base Camp" (TBC), un dispositif innovant qui garantit à chaque équipe son propre camp de base durant toute la durée du tournoi.
Ces espaces seront équipés d’installations modernes dédiées à l’entraînement, à la récupération et au suivi médical. Contrairement aux éditions antérieures, y compris celle de 1988, les équipes d’un même groupe résideront dans une seule ville et n’auront plus à changer de logement après chaque phase.
Cette stabilité réduira considérablement la fatigue liée aux déplacements et devrait améliorer la qualité des prestations sur le terrain.
Un nouveau chapitre pour le football africain
L’évolution entre 1988 et 2025 illustre le chemin parcouru par le Maroc, passé d’un tournoi compact organisé dans deux villes à une CAN structurée avec des standards proches de ceux d’une Coupe du monde.
Entre la passion d’hier et les infrastructures de pointe d’aujourd’hui, le Royaume s’apprête à offrir une édition exceptionnelle, à la hauteur des ambitions du football africain et des attentes de millions de supporters sur le continent.
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