Société
Covid-19: le comité scientifique répond aux questions les plus fréquentes
19/11/2021 - 19:42
Khaoula Benhaddou
Le comité technique et scientifique de la vaccination contre la Covid-19 a organisé, ce vendredi 19 novembre 2021, une conférence de presse pour présenter les dernières données relatives à la vaccination. Ses membres, ainsi que le ministre de la Santé et de la protection sociale, ont aussi répondu aux questions les plus fréquentes.
Lors de cette conférence, Moulay Tahar Alaoui, Moulay Hicham Afif, Azzedine Ibrahimi et Rachida Bencheikh Soulaymani ont présenté les dernières données relatives à la campagne de vaccination et à la situation épidémiologique du Royaume.
Dans sa présentation, Moulay Hicham Afif a précisé que durant la première vague épidémiologique qu’a connu le royaume, 466.418 cas ont été enregistrés. Durant cette période 8.350 personnes ont perdu la vie, soit un taux de létalité de 1.8%. La 2e vague marquée par le variant Delta a été moins longue que la première et a connu le décès de 5.430 avec un taux de létalité de 1.3%. Si le taux de positivité a été plus important lors de la deuxième vague, le taux de décès a diminué de façon tangible. "Entre les deux vagues, le Royaume a pu éviter plus de 3.000 décès, notamment grâce à la vaccination", explique le membre du Comité.
Le membre du Comité a rappelé que l’objectif principal de la campagne de vaccination est de réduire le nombre de décès en se basant sur la prévention, notamment en vaccinant un grand nombre de citoyens. Et d’arguer : "83% des décès enregistrés durant la deuxième vague concerne les personnes non vaccinées, pas complètement vaccinées ou complètement vaccinées depuis plus de 5 mois de la dernière dose. Ces personnes sont surtout âgées ou souffrantes de maladies chroniques". Qui plus est, une personne ayant déjà contracté la maladie et qui ne s'est pas fait vacciner encours 50 % de risque de développer une forme grave de la maladie, en cas d'un deuxième contact avec le virus, insiste Moulay Hicham Afif.
Pourquoi doit-on vacciner la catégorie de 12 à 17 ans ?
Selon des courbes présentées lors de ce point de presse, la contamination des enfants âgées de plus de 12 ans a été plus importante à cause du variant delta. 35 enfants ont perdu la vie dont 20 à cause dudit variant. C’est ce qui a poussé la tutelle à s’orienter vers la vaccination des enfants de plus de 12.
Les responsables ont par ailleurs écarté l'éventualité de vacciner les enfants de moins de 12 ans "vu qu’il n’y a aucune nécessité pour le moment".
Quid des effets indésirables?
Rachida Soulaimani Benchikh a donné un bref aperçu sur le nombre de cas ayant mentionné des effets indésirables suite à l’inoculation du vaccin contre la Covid-19. Selon elle, 35.000 événements indésirables ont été enregistrés au Maroc, 99.2% des cas sont insignifiants alors que 0.8% seulement étaient critiques.
Une quatrième dose ?
Pour Moulay Hicham Afif, cette question ne se pose pas encore au Royaume. "On ne peut pas se projeter dans l’avenir. Nous devons attendre au moins 6 mois après l’injection de la 3e dose pour vérifier la qualité de l’immunité cellulaire chez les personnes vaccinées", précise le médecin. Il a rappelé que pour faire face à certaines maladies, des doses de rappel sont nécessaires comme c’est le pour le vaccin de la grippe.
Atteindre l'immunité collective
Pour sa part, Khaled ait Taleb, ministre de la Santé et de la protection sociale, a précisé que l’objectif de la campagne de vaccination "n’est pas de couvrir 100% des citoyens, mais d’atteindre l’immunité collective pour protéger la population". Le ministre a précisé que son département effectue une mise à jour des listes des personnes non vaccinées. "En plus des personnes qui refusent de se faire vacciner, figurent aussi sur cette liste les personnes qui ont quitté le territoire national et celles qui ont changé d’adresse", explique Aït Taleb.
Le ministre a précisé que les mesures sanitaires, dont l’obligation du passeport sanitaire ne sont pas prises à la légère. Ces mesures, rappelle-t-il, ont avant tout pour but de protéger la population d’une nouvelle vague épidémique.
Concernant le médicament Pfizer, le ministre n’a pas donné de précisions. Il a toutefois précisé que "si ce médicament prouve son efficacité, l’année 2022 sera porteuse d’espoir pour le monde entier".
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