Politique
FGD: la relance de l'économie, une priorité
28/08/2021 - 10:30
Imane Benichou | Saâd AouidyLa Fédération de la gauche démocratique a dévoilé les grandes orientations de son programme électoral. Elles s'articulent autour des réformes politique et sociale et de la relance de l'économie. La coalition a pour ambition d'améliorer sa présence au parlement pour une "forte opposition".
La Fédération de la gauche démocratique (FGD) a présenté, ce vendredi 27 août, son programme électoral à Casablanca. Avec un taux de couverture de 75% des listes parlementaires et environ 4.000 candidat(e)s aux élections communales, la FGD se targue de listes électorales marquées par une "forte présence" des jeunes et des femmes, en dehors des quotas prévus par la loi.
"Nous militons depuis longtemps pour une vraie démocratie au Maroc", a déclaré, à SNRTnews, Abdessalam Alaziz, secrétaire général du Congrès national ittihadi (CNI), qui a mis en exergue les grands axes du programme électoral de la FGD, portant sur des réformes en 7 volets. Il s'agit des réformes politique et institutionnelle, économique, sociétale, environnementale, et culturelle. En plus des réformes relatives aux droits humains et à l’égalité homme-femme.
"Nous constatons que durant les dix dernières années la pratique constitutionnelle n'était pas à la hauteur de la Constitution de 2011", a-t-il annoncé. Et d'ajouter que la FGD considère que la réforme économique doit s'appuyer aussi sur le secteur public. "Le secteur public a été sacrifié", a-t-il lancé, tout en insistant sur le rôle du secteur privé, "qui a un rôle à jouer encore au Maroc", sans perdre de vue l’économie solidaire.
Pour la relance de l’économie qui a subi de plein fouet les effets de la pandémie, Alaziz a indiqué que la FGD propose un certain nombre de mesures pour principalement, améliorer la demande des ménages ainsi que l’offre de la Très Petite Entreprise et la Petite et Moyenne Entreprise. "Il faut revoir les politiques d’aides mises en place en faveur des TPME, leur faciliter l'accès aux crédits et les accompagner dans la commercialisation de leurs produits", a-t-il recommandé.
Pour sa part, Ali Boutouala, secrétaire général du Parti Attalia Démocratique et Social (PADS) a précisé à SNRTnews que la FGD, grâce à son programme "ambitieux", envisage d’avoir un "cadre qui permet d’appliquer les politiques publiques et un nouveau modèle de développement".
Et de poursuivre que la réforme sociale, un des volets principaux du programme, est "un axe qui permet de combler le grand déficit sur le plan de l’enseignement public, de la santé publique, de la création d’emploi, de l’habitat convenable et du transport public".
Vers une forte opposition
"Nous allons continuer sur la voix de la crédibilité et de la transparence. Nous espérons être à la hauteur des attentes des citoyens pour défendre la justice sociale, l’Etat de droit et les libertés publiques", s’est exprimé Mustapha Chennaoui, député de la FDG, et ex-membre du Parti socialiste unifié (PSU).
Le secrétaire général du CNI a, par ailleurs, affirmé que la FGD a pour ambition d’améliorer sa position par rapport à celle d'il y a 6 ans, lors des élections de 2015. "Nous croyons que cette fois-ci, nous aurons une forte opposition au Parlement marocain. Nous considérons que nous devons poursuivre ce que nos camarades, Chennaoui et Balafrej, ont réalisé pendant les cinq dernières années. Nous avons l’intention de redoubler d'efforts pour continuer leur lutte", a-t-il conclu.
Articles en relations
Politique
Politique
Politique