Economie
La BCP toujours ouverte à une extension en Afrique
16/12/2021 - 13:00
SNRTnews
Le groupe BCP demeure ouvert aux acquisitions et aux partenariats en Afrique, a déclaré son directeur général, Kamal Mokdad, à Reuters.
"Aujourd’hui, nous restons à l’écoute du marché, prêts à saisir toute opportunité de croissance externe ou du partenariat répondant à nos critères et à notre stratégie de développement sur le continent", a déclaré, Kamal Mokdad, directeur général de la Banque centrale populaire (BCP) à Reuters. En effet, les dernières transactions de la BCP remontent à 2019 lorsqu’elle a racheté trois banques, portant à 18 le nombre de pays africains dans lesquels opère ses filiales.
Etendre l'empreinte géographique
"Nos plans d’expansion sur le continent n’ont pas été modifiés par le début de la crise sanitaire", a ajouté Kamal Mokdad. Ainsi, et au vu des performances des filiales africaines et des "ambitions d’étendre notre empreinte géographique", la contribution des succursales étrangères au PNB consolidé pourrait dépasser l’objectif initial de 30%, a fait savoir ce dernier, sans préciser d’échéance.
"La crise du COVID-19 a temporairement ralenti cette dynamique, mais la reprise est prometteuse et nous restons confiants dans le développement de l'activité au cours des prochaines années", a déclaré le directeur général de la BCP.
A l’instar des autres banques et entreprises marocaines, la BCP a intensifié ses investissements en Afrique, renforçant ainsi le poids économique du Royaume sur le continent. La présence de banques marocaines à travers l'Afrique a permis aux entreprises marocaines d'y investir plus facilement, a poursuivi Mokdad.
Bonne contribution des filiales africaines à la performance du groupe
Le produit net bancaire (PNB) de la BCP a progressé de 3,6% au troisième trimestre à 15 milliards de dirhams (1,62 milliard de dollars). Les filiales ont contribué à hauteur de 25 %. Les bénéfices trimestriels ont également bondi de 55,6% à 2,6 milliards de dirhams, contre seulement 1,2 milliard pour l'ensemble de l'année dernière.
Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a exhorté, la semaine dernière, Bank Al-Maghrib à veiller à ce que les banques continuent de constituer des provisions pour faire face au problème des créances douteuses qui ont augmenté de 24%, soit 84,6 milliards de dirhams en septembre par rapport à fin 2019.
"La BCP est bien approvisionnée", rétorque Kamal Mokdad, notant qu’une amélioration de l’activité économique au Maroc et dans toute l’Afrique avait entraîné une baisse de 20% du coût du risque en septembre.
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