Economie
La stabilité financière marocaine à l’épreuve: Bilan et perspectives du CCSRS
26/12/2024 - 10:32
SNRTnews
Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu sa vingtième réunion au siège de Bank Al-Maghrib, marquant une étape importante dans le suivi des évolutions financières et macroéconomiques nationales et internationales.
e Comité a souligné une conjoncture internationale marquée par des tensions géopolitiques persistantes et un haut niveau d’incertitudes. Malgré une résilience économique notable, la croissance mondiale devrait ralentir à moyen terme. Au niveau national, une décélération de la croissance économique est prévue, passant de 3,4 % en 2023 à 2,6 % en 2024, avant un rebond à 3,9 % au cours des deux prochaines années. L’inflation, après avoir atteint 6,1 % en 2023, devrait reculer à 1 % en 2024 et se stabiliser à des niveaux modérés.
En matière de finances publiques, le déficit budgétaire devrait progressivement se réduire pour atteindre 3,9 % du PIB en 2026, tandis que l’endettement du Trésor pourrait diminuer à 68,7 % du PIB. Les réserves officielles devraient également s’étoffer, atteignant 400,2 milliards de dirhams d’ici fin 2026, équivalant à près de cinq mois et huit jours d’importations de biens et services.
Le système bancaire continue de démontrer sa solidité. Les résultats nets agrégés du secteur ont progressé de 17,3 % au premier semestre 2024 grâce à l’amélioration des activités de marché et d’intermédiation. Les ratios d’adéquation des fonds propres sont restés largement au-dessus des minima réglementaires. Par ailleurs, le crédit bancaire, en particulier pour le secteur non financier, devrait croître à un rythme accéléré, atteignant 5,5 % en 2026. Néanmoins, le taux des créances en souffrance s’élève à 8,8 % à fin octobre 2024.
Le secteur des assurances a poursuivi sa dynamique avec une hausse des primes émises (+4,5 % à fin octobre 2024) et une amélioration des résultats financiers, notamment une augmentation des plus-values latentes grâce à la reprise des marchés boursiers. La solvabilité du secteur demeure au-dessus des seuils réglementaires.
La Bourse de Casablanca affiche également des performances remarquables, l’indice MASI ayant gagné 22 % depuis le début de l’année. Les volumes des transactions et les actifs des fonds de placement collectif ont enregistré des hausses significatives, reflétant un regain d’intérêt des investisseurs.
Enfin, le CCSRS a évalué les avancées réalisées dans le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Bien que des progrès importants aient été réalisés depuis la sortie du Maroc de la liste grise du GAFI, le Comité a insisté sur la nécessité de maintenir les efforts en vue des prochaines évaluations internationales.
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