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Le Brésil autorise le vaccin Johnson & Johnson
31/03/2021 - 21:42
SNRTnews | AFP
Le Brésil a approuvé mercredi 31 mars 2021, l'utilisation en urgence du vaccin anti-Covid Janssen, à dose unique, du laboratoire américain Johnson & Johnson, au moment où il est confronté à la phase la plus violente de la pandémie.
L'autorité sanitaire régulatrice Anvisa a annoncé que ce vaccin, le 4ème autorisé dans le pays, serait injecté aux groupes prioritaires au Brésil (personnes âgées, à comorbidités, populations indigènes etc).
Brasilia avait déjà annoncé à la mi-mars la commande de 38 millions de doses du vaccin Janssen pour accélérer sa campagne de vaccination encore trop lente. Mais ces vaccins ne sont censés arriver qu'entre août et novembre. Le Brésil avait aussi annoncé à la même occasion la commande de 100 millions de doses de vaccin de Pfizer-BioNTech, autorisé de façon définitive dans le pays par l'Anvisa, mais qui ne devraient pas y arriver avant avril/mai, selon le ministère de la Santé.
Au Brésil, le deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie, avec plus de 317.000 morts en un peu plus d'un an, la vaccination n'a commencé qu'à la mi-janvier, avec seulement le vaccin AstraZeneca d'une manière définitive et le CoronaVac du laboratoire chinois Sinovac, en urgence.
Selon les règles de l'Anvisa, l'autorisation d'urgence ne porte que sur l'immunisation de certains groupes définis comme prioritaires. L'autorisation définitive, elle, permet l'utilisation du vaccin pour l'ensemble de la population, et la commercialisation des doses.
L'AstraZeneca et le CoronaVac sont produits au Brésil respectivement par la Fondation Fiocruz (Rio de Janeiro) et l'institut Butantan (Sao Paulo). La vaccination se poursuit à un rythme lent en raison du manque de doses et seuls 2,3% des 212 millions de Brésiliens ont reçu deux doses de vaccin depuis le lancement de la campagne à la mi-janvier.
Le retard dans cette campagne est dû pour beaucoup à la posture antivaccin du président Bolsonaro qui a longtemps minimisé la "petite grippe" du Covid-19 et critiqué le vaccin "chinois", tout en assurant qu'il ne se ferait pas vacciner.
Sous la pression du Parlement, il a changé de pied récemment. Mais le Brésil paie aujourd'hui des mois de retard dans ses discussions avec les grands laboratoires pharmaceutiques.
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