Economie
Le secteur financier marocain renforce son engagement dans la lutte contre la corruption
11/06/2025 - 22:10
SNRTnews
L’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC), en collaboration avec Bank Al-Maghrib, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS), a tenu sa cinquième réunion annuelle de haut niveau pour suivre la mise en œuvre de la Convention de coopération anticorruption dans le secteur financier, signée en novembre 2019
Cette rencontre a permis d’évaluer les actions menées sur la période 2024-2025 et d’adopter une nouvelle feuille de route pour 2025-2026. Elle a également été l’occasion d’échanger sur les évolutions récentes, aux niveaux national et international, en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
Parmi les actions phares, des formations ont été dispensées à plus de 1 600 cadres et responsables du secteur financier, abordant les thématiques clés de l’anticorruption. Une collaboration a également été établie avec la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière pour renforcer les compétences de ses formateurs en matière de probité.
Des initiatives de partage d’expériences ont permis d’organiser un séminaire sur la gestion des risques de corruption, rassemblant plus de 80 participants issus des secteurs bancaire, assurantiel et des marchés de capitaux. D’autres ateliers ont traité de sujets tels que les politiques de cadeaux, les conflits d’intérêts ou encore les programmes de formation.
En parallèle, un projet d’évaluation des risques de corruption dans le secteur des assurances, mené avec le soutien des Nations Unies, est en voie d’achèvement. Un exercice similaire est en cours dans le secteur du marché des capitaux, avec des résultats attendus d’ici 2026.
La feuille de route 2025-2026 mettra l’accent sur le renforcement des compétences, la promotion d’une culture d’intégrité et la mise en œuvre de plans d’action fondés sur les cartographies des risques de corruption, notamment dans les secteurs des assurances et du marché des capitaux.
Les quatre institutions ont réaffirmé leur volonté de poursuivre cette coopération interinstitutionnelle, avec une autoévaluation prévue pour adapter la convention aux évolutions du contexte et des enjeux sectoriels. Elles ont également souligné leur soutien à l’approche sectorielle de l’INPPLC, dans le but de stimuler une dynamique nationale et intersectorielle.
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