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Les Britanniques appelés aux urnes jeudi pour un scrutin local, le premier après le Brexit
05/05/2021 - 15:03
MAP
Les électeurs britanniques sont appelés aux urnes jeudi pour des élections locales, les premières depuis la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne. Reporté l'année dernière en raison de la pandémie de coronavirus, ce scrutin a pour but de renouveler 118 conseils locaux et 8 maires directement élus et d'élire 40 commissaires de police d'Angleterre et du pays de Galle.
Les Ecossais et Gallois sont appelés aux urnes pour élire leurs parlements locaux. Les premiers résultats de ces Locales devraient être affichés à partir de vendredi, mais des retards dans les dépouillements ne sont pas exclus, en raison notamment des restrictions sociales toujours en vigueur.
Au niveau national, les conservateurs sont bien partis pour garder leur avance lors de ce scrutin local, qui représente par ailleurs un vrai test de popularité pour le premier ministre Boris Johnson, qui ne cesse d'accumuler les dégringolades.
Selon une enquête de l'institut Ipsos Mori, 59% des Britanniques déclarent "ne pas avoir confiance" en le dirigeant conservateur, impliqué récemment dans une série de polémiques déclenchée par son ancien conseiller et ex-bras droit, Dominic Cummings.
Cet ancien architecte du Brexit, a accusé en effet le premier ministre d'avoir obtenu des dons illégaux de députés conservateurs pour rénover son appartement à Downing Street d'un montant faramineux et d'avoir fait fi des éventuels milliers de morts causés par la pandémie, pour s'opposer à un troisième confinement général en décembre dernier.
En plus des élections locales, la ville de Hartlepool, un bastion travailliste au nord-est de l'Angleterre élit également son nouveau député, après la démission de l'ancien élu travailliste, Mike Hill, accusé de harcèlement sexuel.
Selon un sondage réalisé auprès de 10.000 personnes, seulement la moitié des électeurs travaillistes à Hartlepool ont déclaré qu'ils soutiendraient la formation gauchiste lors de cette élection partielle, tandis qu'environ 40% des anciens partisans du Labour s'étaient engagés à voter pour son candidat, Paul Williams.
Ce bastion représente un enjeu majeur pour le nouveau dirigeant travailliste, Keir Starmer, qui craint désormais une victoire historique des conservateurs dans cette région désindustrialisée, dominée par les travaillistes depuis 1964.
En Ecosse, le Parti national écossais (SNP) espère quant à lui rafler une majorité absolue au parlement local, alors que son cheffe, la Première ministre Nicola Sturgeon, ambitionne de briguer un nouveau mandat pour organiser un deuxième référendum d'indépendance, estimant qu'une majorité indépendantiste au Parlement écossais, priverait Boris Johnson de toute justification démocratique électorale de s'y opposer.
Avant le Brexit, les Ecossais avaient voté à 55% en faveur de l'indépendance de l'Ecosse du Royaume Uni, étant attachés au maintien de ce dernier au sein de l'Union européenne. Toutefois, le camp indépendantiste actuellement au pouvoir a connu récemment de véritables divergences et querelles entre ses membres.
En cas où ce dernier n'obtient pas la majorité absolue, il compte bien sur le soutien des Verts qui sont chapeautés par l'ex-Premier ministre écossais, Alex Salmond, ancien conseiller de Sturgeon, devenu son principal rival. Les électeurs voteront également jeudi pour les maires de sept régions d'Angleterre, dont celles des West Midlands, du Grand Manchester et de Liverpool.
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