Société
"Maison des Seniors": une seconde famille pour ceux qui n'en ont plus
06/02/2022 - 16:00
Aïcha Debouza | Mourad LiggoutiCertains d’entre eux habitent au centre depuis plus de quarante ans. D’autres viennent tout juste de rejoindre la grande famille qui s'est constituée au fil du temps. Ces personnes ont un point commun. Elles se sont toutes séparées, d’une manière ou d’une autre, de "la vie extérieure" pour en vivre une autre au sein d'un espace collectif.
Les critères d’admission sont au nombre de trois: dépasser la soixantaine, ne pas avoir d’enfants et ne pas avoir de retraite, énumère Mohamed Saidi, directeur général du centre, "Maison des Seniors". "Nous avons bien évidemment fait des exceptions, mais c’est uniquement lorsque l’assistante sociale nous le demande car la capacité est très restreinte", ajoute-t-il.
Pour la majorité de ces personnes, intégrer le centre est une seconde chance que la vie leur a donnée. "Je n'ai plus de liens avec l'extérieur. La seule famille qui m’a aimé et qui s’est soucié pour moi, c’est celle que j’ai connue au centre, et rien que pour ça, je m’estime très heureux et chanceux surtout", raconte un bénéficiaire.
La capacité du centre est estimée à 64 personnes dont 22 femmes et 42 hommes. Mais, actuellement, ils ne sont que 35 pensionnaires à être accueillis, dont 16 femmes et 19 hommes à cause de la crise sanitaire. Ils y vivent à peu près séparément puisque leurs dortoirs le sont aussi. "Beaucoup de personnes refusent de repartir chez leurs familles, même après les avoir retrouvées car ils s’estiment chez eux, et c’est vrai", relate Mohamed Saidi.
Articles en relations
Société
Société
Monde
Société