Société
Marrakech: Prison ferme pour un professeur universitaire dans une affaire de trafic de diplômes
03/04/2026 - 15:33
Youness Oubaali
La chambre criminelle de première instance chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Marrakech a rendu, ce vendredi 3 avril 2026, son verdict dans l'affaire de falsification et de trafic de diplômes de Master à la Faculté de droit de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.
Le principal accusé, le professeur d'enseignement supérieur (A.Q.), a été condamné à quatre ans de prison ferme et à une amende de 237.000 dirhams.
Dans le même sillage, la juridiction a condamné (L.Z.) à une peine identique de quatre ans de prison ferme et à une amende de 237.000 dirhams. L'accusé (H.H.) a écopé de deux ans de prison ferme assortis d'une amende de 187.000 dirhams. (M.Z.) a été condamné à un an de prison ferme et 40.000 dirhams d'amende, tandis que (H.Z.) s'est vu infliger huit mois de prison ferme et une amende de 100.000 dirhams.
Le tribunal a prononcé l'acquittement pour le dénommé (H.B.).
L'affaire remonte au mois de mai dernier. Les services de sécurité avaient alors interpellé l'enseignant sur ordre du juge d'instruction près la Cour d'appel de Marrakech, suite à des enquêtes sur des soupçons de corruption liés à l'accès au cycle du Master et à l'octroi de diplômes universitaires contre rémunération ou par abus d'influence.
Le professeur (A.Q.) était poursuivi par le parquet compétent pour corruption et abus d'influence présumé. Un second prévenu était poursuivi pour corruption et complicité, tandis que les autres mis en cause étaient poursuivis pour complicité de corruption et complicité d'abus d'influence.
Par ailleurs, la Cour d’appel d’Agadir avait déjà condamné ce même professeur, le 13 octobre dernier, à six mois de prison ferme et 10.000 dirhams d'amende, ainsi qu'à verser un dédommagement civil de 10.000 dirhams à la plaignante (KH.M.) pour diffamation et injure à caractère sexiste.
L'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) avait sollicité l'Agent judiciaire du Royaume pour que ce dernier présente ses requêtes civiles au nom de l'État marocain dans ce dossier de trafic de diplômes. Une demande à laquelle l'Agent judiciaire du Royaume a accédé.
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