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Mondial des clubs: un tournoi parti pour durer malgré les critiques
13/07/2025 - 23:35
AFP
Accusée de surcharger un calendrier international déjà à la limite de la saturation, la première édition du Mondial des clubs à 32 équipes n'est pas totalement parvenue à faire taire les critiques mais la Fifa est bien décidée à l'inscrire dans le temps.
L'ex-entraîneur de Liverpool Jürgen Klopp a été l'un des plus virulents et a tiré à boulets rouges sur la compétition quelques jours après son coup d'envoi aux États-Unis, la qualifiant de "pire idée jamais mise en oeuvre dans le football".
Mais aux yeux de la Fédération internationale (Fifa), qui a mis sur la table une dotation d'un milliard de dollars (environ 855 millions d'euros) pour amadouer les clubs, surtout européens, l'opération est une réussite et le tournoi "est là pour durer", comme l'a affirmé samedi son président Gianni Infantino.
"L'âge d'or du football de clubs a commencé. C'est déjà la compétition de clubs la plus réussie au monde", a-t-il même déclaré avec emphase, dans une sorte de tacle appuyé à la prestigieuse Ligue des champions de l'UEFA, précisant que la Coupe du monde avait "généré près de 2,1 milliards de dollars (1,79 milliards d'euros) de revenus".
Le dirigeant a certes dû se résoudre à une finale 100% européenne entre le PSG et Chelsea. Mais il a pu compter sur la ferveur des supporteurs sud-américains et les bons résultats des Brésiliens pour damer le pion aux représentants du Vieux Continent, avec en fer de lance le demi-finaliste Fluminense, tombeur de l'Inter Milan, vice-champion d'Europe, en 8e de finale (2-0).
Fort de ses succès sur le terrain et de l'engouement dans le pays, le Brésil s'est d'ailleurs rapidement mis sur les rangs pour accueillir l'évènement en 2029. Preuve que ce Mondial a un avenir même si Gianni Infantino est resté évasif sur les évolutions possibles de son format et de son mode de qualification, qui a empêché la présence sur le sol américain de plusieurs cadors européens (FC Barcelone, Liverpool, Arsenal,...)
Sur le plan strictement sportif, la plupart des formations présentes ont joué le jeu malgré un état de fatigue avancé au bout d'une saison interminable et une motivation à géométrie variable.
Le PSG, dans la foulée de son sacre en C1, avait fait de cette Coupe du monde un objectif majeur et ses joueurs ont maintenu jusqu'au bout leur intensité physique même s'ils ont sombré en finale contre Chelsea (3-0).
Même ambition au Real Madrid, soucieux d'être le premier lauréat de cette nouvelle épreuve pour perpétuer sa légende au terme d'un exercice sans titre important. Mais les Merengue ont subi la loi des Parisiens en demi-finales et ont subi une humiliation de plus (4-0).
"Si vous posez la question aux clubs qui ont participé, tous vous diront qu'ils veulent la jouer à nouveau", a expliqué Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la Fifa.
Le succès populaire de la compétition est lui plus difficile à mesurer. La fréquentation des stades, l'une des grandes inconnues avant le démarrage, a été inégale. Si le nombre de billets vendus est loin d'être ridicule (environ 2,5 millions), le choix d'enceintes immenses, dotées majoritairement de 70.000 à 80.000 sièges, a semblé peu adapté, certaines ayant sonné bien creux.
"Nos chiffres battent des records", a lancé Gianni Infantino samedi, indiquant qu'il "préfér(ait) accueillir 35.000 personnes dans un stade de 80.000 places plutôt que 20.000 dans un stade de 20.000 places".
Le patron de la Fifa a en revanche reconnu que les températures caniculaires observées aux Etats-Unis constituaient "un véritable problème" à un an du Mondial-2026 coorganisé avec le Mexique et le Canada. Ce phénomène a été d'autant plus marquant que les rencontres ont le plus souvent été programmées à midi ou dans l'après-midi pour satisfaire les téléspectateurs européens.
"Un signal d'alarme", selon Alexander Bielefeld, directeur des politiques et des relations stratégiques du syndicat mondial des joueurs (FIFPro).
"La chaleur est incroyable. L'autre jour, j'ai eu un léger vertige et j'ai dû m'asseoir par terre. Jouer par ces températures est très dangereux, et évidemment, pour le spectacle, le rythme n'est pas le même, ça ralentit tout", a témoigné le champion du monde argentin de Chelsea Enzo Fernandez.
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