Société
Recul de l’iftar au bord de la mer… changement des habitudes ou reflet des conditions actuelles ?
08/03/2026 - 13:14
Chahrazad Aiouch
De nombreux Marocains avaient l’habitude, au début du mois de Ramadan, de se rendre au bord de la mer pour rompre le jeûne, profitant de l’air frais et des paysages ouverts. Cependant, cette année, ce phénomène a connu un recul notable par rapport aux années précédentes.
Les plages, qui étaient autrefois animées par les familles et les jeunes pendant le Ramadan, apparaissent cette année moins fréquentées, reflétant un changement dans les habitudes ou l’impact de nouvelles contraintes imposées par la vie quotidienne et les conditions météorologiques.
Zaynab Slimani, une jeune marocaine, a déclaré à SNRTnews que son absence à l’occasion de l’iftar sur la plage cette année était principalement liée aux engagements scolaires intenses qui coïncident cette année avec le mois de Ramadan, contrairement aux années passées. Elle a expliqué que ces obligations demandent une présence mentale et une organisation précise du temps, surtout avec l’approche des périodes d’examens et de révisions.
Elle a précisé que cette période impose un rythme quotidien très chargé entre les cours et les révisions, rendant difficile la planification d’activités extérieures nécessitant un déplacement et une préparation préalable, comme rompre le jeûne en plein air.
Slimani a insisté sur le fait que le choix du lieu et du moment pour l’iftar dépend fortement du confort et de la concentration, ce qui est difficile à atteindre sous la pression des études.
Elle a ajouté que rester dans un environnement plus calme et stable aide à maintenir un équilibre entre les obligations scolaires et le repos personnel. Et de souligner que l’iftar au bord de la mer reste une expérience belle et unique, mais que chaque phase de la vie a ses priorités, et que les études occupent la première place pour l’instant. Elle a exprimé son espoir de pouvoir profiter à l’avenir de cette atmosphère ramadanesque dans des conditions plus favorables.
En revanche, Ikrame Amghar, une autre jeune marocaine, a affirmé à SNRTnews que la décision de ne pas se rendre à l’iftar sur la plage cette année ne reflète pas un manque d’envie de profiter de cette expérience, mais découle essentiellement des conditions météorologiques instables qui ont affecté le pays pendant cette période.
Elle a précisé que les variations de température et les vents forts dans certaines régions côtières ont affecté le confort des citoyens et rendu difficile la détente lors de l’iftar en extérieur.
La jeune a ajouté que la qualité de l’expérience de l’iftar nécessite une atmosphère calme et stable, et que les conditions climatiques peuvent limiter le plaisir, notamment pour les familles et les enfants. Elle a insisté sur le fait que la sécurité constituait un facteur essentiel dans le choix de lieux offrant plus de stabilité climatique. Elle a confirmé que le désir de rompre le jeûne au bord de la mer demeure, mais que la priorité actuelle était d’assurer la sécurité et le confort de tous.
Amghar a conclu en soulignant que l’iftar sur la plage reste un choix agréable et apprécié, exprimant son espoir que des conditions climatiques favorables permettront à l’avenir à tout le monde de profiter pleinement de cette expérience ramadanesque unique dans les meilleures conditions possibles.
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