Art & Culture
Roschdy Zem au cœur d’un film sur Leïla Alaoui: clap de fin du tournage
24/12/2025 - 09:25
Khaoula Benhaddou
Dix ans après la disparition tragique de la photographe marocaine Leïla Alaoui, son histoire continue de résonner avec force. Le tournage d’un film inspiré de son parcours et de l’épreuve traversée par ses proches s’est achevé la semaine dernière, marquant une nouvelle étape dans cet hommage cinématographique empreint de pudeur et d’humanité.
Coproduit entre la France et le Maroc, le long-métrage est réalisé par Philippe Barbosa et Othmane Zine, deux amis proches de Leïla Alaoui.
Contactée par SNRTnews, l’actrice Marie Batoul Prenant, qui fait partie du casting, livre un éclairage sur ce projet singulier. "Il ne s’agit pas d’un film centré uniquement sur la vie de Leïla. On la voit d’ailleurs très rarement à l’écran, à travers quelques flashbacks", explique-t-elle.
Le film aborde ainsi les thèmes du deuil, de la reconstruction et du rôle essentiel des amis face à l’irréparable. Un récit en partie inspiré du livre écrit par Abdelaziz Alaoui, le père de Leïla, qui a également été associé au projet, aux côtés de la mère de l’artiste. "C'est un honneur de prendre part à ce film qui rend hommage à Leila. C’était très beau de voir des amis lui rendre hommage avec autant de respect et de bienveillance, tout en impliquant ses parents", confie l’actrice qui joue le rôle de l’amie intime de Leila Alaoui.
Porté par Roschdy Zem, le film réunit également Marina Foïs, qui incarnerait, aux côtés de l’acteur franco-marocain, les parents de Leïla Alaoui.
Le tournage qui s’est déroulé au Maroc, dans des lieux étroitement liés à l’histoire personnelle de la photographe, renforçant l’ancrage émotionnel du récit. Certaines scènes ont notamment été tournées dans la maison familiale à Marrakech, un choix qui a donné au projet une intensité particulière.
Encore en phase de postproduction, ce film, dont la date de sortie n’a pas encore été dévoilée, se veut avant tout un hommage sincère à Leïla Alaoui: non pas une reconstitution classique, mais un regard intime sur l’absence, la mémoire et la force des liens humains face à la tragédie.
Pour rappel, la jeune photographe et cinéaste est décédée le 18 janvier des suites de ses blessures. Victime d’un attentat qui a eu lieu à Ouagadougou où elle réalisait un reportage pour Amnesty International, son décès a ému la scène culturelle nationale et internationale. de nombreux hommages lui ont été rendus, au Maroc et ailleurs.
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