Economie
Sekkouri: "Le dialogue social doit être permanent, stable et institutionnalisé"
22/03/2022 - 16:12
Aïcha Debouza
Le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences (MIEPEEC), Younes Sekkouri a affirmé ce mardi 22 mars 2022 à Rabat, que le dialogue social constitue un mécanisme visant à assurer un équilibre entre le développement économique et social.
C’est une deuxième réunion de la Commission du secteur privé pour le dialogue social tenue avec les syndicats les plus représentatifs, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les départements ministériels concernés. "À travers cette initiative, le gouvernement vise à institutionnaliser une nouvelle ère du dialogue social surtout après plusieurs années passées marquées par l’absence d’un vrai dialogue social fructueux", explique à SNRTnews, Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences.
Ainsi, après les réunions avec le chef du gouvernement tenues en février dernier, le dialogue social passe à une autre étape, où l’on entre dans le détail des sujets posés sur la table. Et cette étape a été confiée à Younes Sekkouri. "Le dialogue social que nous tenons ces derniers temps est bien loin d’être un objectif en soi. C’est plutôt un mécanisme important et distinct qui vise à aider le Royaume à surmonter les problèmes engendrés par la crise sanitaire tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi", fait savoir le ministre.
Dans ce sens, Younes Sekkouri a reconnu, lors d’une interview accordée à SNRTnews, que les économies de tous les pays ont été fortement affectées par l'épidémie. L’impact aurait touché tout aussi fortement les conditions internationales qui l'accompagnent, notamment la croissance de l'économie marocaine, qui a également affecté le marché du travail. "C’est d’ailleurs pour cette raison que nous souhaitons institutionnaliser le dialogue social. Nous ne voulons pas que l’initiative soit épisodique et discontinue, bien au contraire le comble serait que le dialogue soit permanent, stable et institutionnalisé", détaille Sekkouri.
De son côté, Hicham Zouanat, président de la Commission sociale à la CGEM explique que ce marathon constitue le lancement d’un échange constructif et efficace selon une approche participative. Pour lui, les conclusions doivent répondre aux besoins des employés, de l’entreprise et du gouvernement. "L'accord précédent doit être complété. D’ailleurs, une large prime sera accordée à la gestion de crise afin de pouvoir rattraper le retard de ces deux dernières années", affirme Zouanat.
Pour Said Khairallah, secrétaire général de la Fédération nationale du secteur agricole (FNSA), affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT), "il est temps d’établir des lois, car il n’y a pas tant besoin de cadre juridique que de volonté politique". Dans une déclaration à SNRTnews, il a souligné que l'institutionnalisation réclamée par les syndicats doit se conformer aux exigences du Code du travail. "Nous estimons la situation inadaptée à ces législations, compte tenu de la crise, car nous devons d'abord attendre de voir les conclusions du dialogue social et avoir des réponses favorables au dossier revendicatif", conclut-il.
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