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Soufiane El Mesrar se confie à SNRTnews, entre déception et ambition pour la Coupe du monde 2028
04/10/2024 - 11:58
Amine Oubaha
Après la fin du match contre le Brésil, Soufiane El Mesrar, capitaine de l’équipe nationale de futsal, a fondu en larmes. C’était comme si le natif de Kénitra jouait sa dernière Coupe du monde. Cependant, le milieu de terrain du Stade Lavallois se sent capable de défendre les couleurs nationales lors du Mondial 2028. Dans cette interview accordée à SNRTnews, le numéro 10 de la sélection nationale est revenu sur la déception de cette Coupe du monde, tout en s’exprimant sur l’avenir de cette discipline au Maroc.
1-Vous avez participé à votre quatrième Coupe du monde. Peut-on dire que c’est votre dernier mondial de futsal ?
C’était une participation historique pour moi et pour tous les joueurs de l’équipe nationale. Cela reste une participation positive et honorable pour le futsal marocain, compte tenu des difficultés que nous avons rencontrées pendant cette Coupe du monde (blessures, absences). Nous avions l’ambition d’atteindre au moins la demi-finale, mais en vain. Pour moi, ce ne sera pas ma dernière participation à une Coupe du monde. Je vais faire beaucoup plus d’efforts pour garder ma forme et jouer la Coupe du monde en 2028. Je sens toujours que je suis capable de donner le meilleur à l’équipe nationale.
2- Qu’est-ce qui vous a manqué cette fois-ci pour aller le plus loin possible dans cette Coupe du monde ?
Effectivement, nous voulions aller le plus loin possible lors de cette Coupe du monde. Mais avec les absences et les blessures, nous avons été éliminés par le Brésil pour la deuxième fois consécutive. Nous avons ressenti une grande déception. Je pense que les blessures ont pesé sur notre parcours. La moitié des joueurs ont été blessés, et nous avons vécu dans des conditions difficiles.
3- Quels mots Hicham Dguig vous a-t-il adressés après l’élimination contre le Brésil ?
Il a mal digéré cette élimination, comme nous tous. Mais il nous a dit de garder cette ambition de remporter la Coupe du monde, de travailler davantage et de perfectionner nos qualités afin que nous soyons prêts pour les prochaines échéances et pour remporter d’autres titres.
4-Pourquoi le futsal marocain a-t-il vu le jour à Kénitra ?
Kénitra est connue pour être une ville de futsal par excellence. Les habitants dans cette ville sont passionnés par cette discipline. Il y a aussi des terrains de mini-foot dans les quartiers populaires. Cette ville a donné de nombreux joueurs à l’équipe nationale. Mais actuellement, les choses ont changé. Le futsal est présent dans d’autres villes comme Agadir et Tétouan.
5-Avec quel sentiment allez-vous retrouver votre club, le Stade Lavallois, après cette Coupe du monde ?
Maintenant, j’ai tourné la page de la Coupe du monde. Je vais rejoindre mon club, le Stade Lavallois. Nous allons entamer notre parcours au championnat français et démarrer la Ligue des champions le 20 octobre prochain. Pour moi, je garde toujours les mêmes objectifs et les mêmes ambitions. La vie d’un sportif ne s’arrête pas. Il doit toujours rester concentré sur ses objectifs.
6- Le Maroc est classé 6e au niveau mondial et des catégories de jeunes ont vu le jour. Selon vous, qu'est-ce qui manque au Maroc pour développer son futsal et rivaliser avec le Brésil, l’Argentine et le Portugal, mais aussi l'Espagne ?
Hicham Dguig réalise un grand travail pour développer le futsal marocain et réduire l’écart avec les grandes équipes mondiales comme le Brésil, l’Argentine, le Portugal et l’Espagne. Ces équipes ont de grands joueurs qui évoluent dans de grands championnats. Nous, en équipe nationale, faisons de notre mieux pour hisser le Maroc sur le plan mondial. Mais je pense qu’il y a encore du travail à faire au niveau du championnat et des infrastructures. Nous avons besoin de salles pour permettre aux équipes, mais aussi aux joueurs, de pratiquer le futsal. Je reste optimiste quant à l’avenir de cette discipline au Maroc.
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