Politique
Tunisie: une démarche tant étrange qu’hostile envers le Maroc
29/08/2022 - 15:44
SNRTnewsLa décision du président tunisien Kaïes Saïed d’accueillir Brahim Ghali, chef des séparatistes du polisario est perçu tel un coup de poignard dans le dos du Royaume, surtout après le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion du 69e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.
Les relations entre le Maroc et la Tunisie n’ont jamais été au plus bas comme elles le sont depuis quelques jours. En effet, le Royaume a rappelé son ambassadeur à Tunis pour "consultation" après la décision, unilatérale, de recevoir le chef des séparatistes du polisario pour la 8e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique.
Les relations entre les deux pays n’étaient déjà plus au beau fixe depuis quelques mois. Après s’être accaparé le pouvoir, Kaïes Saïed avait mis en "stand-by" tous les aspects de la coopération avec le Maroc tout en réduisant les canaux de communication au niveau officiel seulement.
L’on constate depuis sa prise de pouvoir un déphasage dans les relations de bon voisinage ainsi qu’une rupture du patrimoine historique commun immuable depuis plusieurs décennies. L’une des premières actions hostiles envers le Maroc date d’il y a quelques mois, quand la Tunisie avait décidé de s’abstenir lors du vote du Conseil de sécurité concernant la cause nationale numéro 1: la résolution de l’ONU sur le Sahara marocain.
Une contradiction historique. Cette position, adopté par le pays du Jasmin en a surpris plus d’un. En plus du Maroc, nombre de pays ont été surpris tels que le Japon, le Sénégal et la Guinée Bissau, mais pas seulement. Une grande partie du peuple frère tunisien pointe du doigt cette décision complètement opposée à la politique du pays.
Selon plusieurs experts, ce revirement de situation s’explique en partie par un rapprochement sans équivoque entre le régime tunisien et celui d’Alger, dont l’hostilité envers le Maroc fait couler beaucoup d’encre depuis plusieurs années. Pour arriver à ses fins, l’Algérie a profité de la situation économique et politique de la Tunisie afin d’orienter le pays contre le Royaume.
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