26 ans de développement
28/07/2025 - 15:21
Depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres, le 30 juillet 1999, les chantiers royaux se sont succédé sans interruption.
Le Souverain a ouvert le dossier des droits humains et a traité la question complexe de la réconciliation à travers la création de l’Instance Équité et Réconciliation. Celle-ci a été instaurée par une décision royale suprême, le 7 janvier 2004, en application d’une recommandation du Conseil consultatif des droits de l’Homme (actuellement Conseil national des droits de l’Homme). Dans son discours à cette occasion, Sa Majesté a conféré à l’Instance une portée historique en la considérant comme une commission de vérité, d’équité et de réconciliation.
L’Instance Équité et Réconciliation constitue un mécanisme de justice transitionnelle, couronnement d’un processus volontaire et d’une évolution progressive des efforts de règlement des problèmes liés aux violations graves des droits humains. Sa création a été le fruit d’interactions et de débats au sein de la classe politique, des forces vives de la société civile, des victimes et de leurs familles, à la recherche des meilleures voies de réconciliation équitable.
Un autre moment fort en matière de droits humains durant cette période fut la promulgation de la loi n° 70.03 portant Code de la famille (anciennement Code du statut personnel), exécutée par dahir le 3 février 2004. Ce texte a marqué un tournant majeur, notamment en matière de protection des droits des femmes et des enfants.
Par la suite, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) en 2005, un chantier d’envergure ayant permis, durant vingt années, de réduire les inégalités sociales et territoriales, de favoriser l’inclusion économique et sociale, et d’accompagner les dynamiques territoriales du Royaume, en plaçant l’être humain au cœur des stratégies publiques de développement.
L’INDH joue un rôle déterminant dans le système de développement national, en appuyant la mise en œuvre des politiques publiques à travers une coordination étroite avec les départements ministériels concernés et les acteurs territoriaux, assurant ainsi la convergence et l’efficacité des interventions liées au développement humain.
Concernant l’intégrité territoriale du Royaume, le Maroc a présenté en 2007 une initiative d’autonomie comme solution définitive à ce différend régional, permettant aux populations sahraouies de gérer démocratiquement leurs affaires locales, dans le respect de leur culture, de leur identité et de leurs aspirations.
Depuis avril 2025, la cause nationale a connu de nouveaux développements majeurs, marqués par une augmentation significative du soutien à la marocanité du Sahara et à l’initiative marocaine d’autonomie, dont la dynamique se poursuit sur le terrain.
Ainsi, plus de 40 pays ont réaffirmé leur soutien total à la marocanité du Sahara et à l’initiative d’autonomie, portant à 123 le nombre de pays appuyant cette solution politique, soit plus de 60% des États membres de l’ONU.
En 2011, le Maroc a adopté une nouvelle Constitution, parachevant ainsi l’édifice des réformes politiques et des droits humains. Dans son discours du 17 juin 2011, Sa Majesté Le Roi a présenté les grandes lignes du projet constitutionnel, fruit de larges consultations avec les partis, syndicats, associations et organisations de jeunesse, après le discours historique du 9 mars 2011 annonçant la réforme constitutionnelle.
Ce projet, présenté au référendum du 1er juillet 2011, a été qualifié par le Roi comme étant « l’œuvre des Marocains et pour tous les Marocains ». Il repose sur trois piliers : les droits et libertés fondamentaux, la bonne gouvernance et la régionalisation avancée. Il comprend 180 articles répartis en 14 titres, précédés d’un préambule faisant partie intégrante de la Constitution.
Parmi les principales nouveautés de la Constitution figurent :
- La séparation des pouvoirs dans un régime de monarchie constitutionnelle, démocratique et parlementaire, avec la suppression du caractère sacré de la personne du Roi, remplacé par l’inviolabilité et le respect qui Lui sont dus.
- Le contrat linguistique basé sur le pluralisme et l’ouverture, consacrant l’arabe comme langue officielle et actant la mise en œuvre progressive de l’officialisation de l’amazighe.
- La souveraineté de la nation et la suprématie de la Constitution, avec l’élection de représentants du peuple et la soumission de toutes les autorités sans exception à la Constitution.
- La régionalisation avancée comme fondement d’un "Maroc unifié des régions", en établissant les principes directeurs de la régionalisation marocaine et une base constitutionnelle forte à une nouvelle répartition démocratique des compétences entre l’État et les régions.
- Le renforcement de l’égalité entre hommes et femmes dans tous les domaines, avec la création d’une instance pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination.
- L’élévation de la justice au rang de pouvoir indépendant, garant de la protection des droits et du respect des lois.
Par ailleurs, la Constitution énonce des principes forts en matière de bonne gouvernance, de moralisation de la vie publique et d’État de droit économique, à travers l’ancrage de l’économie sociale de marché, du droit de propriété, de la liberté d’entreprendre et de la libre concurrence, tout en encadrant l’immunité parlementaire.
L’un des moments les plus marquants de l’ère contemporaine reste le discours royal du 20 août 2019, à l’occasion de la Révolution du Roi et du Peuple, où Sa Majesté a insisté sur les missions assignées à la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement (CSMD). Sa Majesté déclara :
"La responsabilité est partagée. Au point où nous en sommes, toute réticence ou erreur est inadmissible. Il est donc plus que jamais nécessaire de remédier aux problèmes qui entravent le développement de notre pays.
A ce propos, nous ne devons avoir honte ni de reconnaître nos faiblesses, ni d’avouer les erreurs qui ont entaché notre parcours. Nous devons, au contraire, en tirer les enseignements qui nous permettront de corriger les défaillances, de redéfinir le cap à suivre".
Le rapport de la Commission spéciale, présenté devant Sa Majesté le 25 mai 2021, souligne que le mode d’action traditionnel de l’État – centré sur son rôle de contrôle et de gestion directe – devient moins pertinent dans un monde incertain et complexe. L’État ne peut plus, seul, porter tous les chantiers du développement. Il doit désormais s’appuyer sur les contributions efficaces d’autres acteurs, tels que le secteur privé, les collectivités territoriales et la société civile, dans une logique d’optimisation des ressources publiques.
Les réalisations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ne se sont pas limitées à l’achèvement de l’édifice institutionnel, mais ont couvert l’ensemble des domaines : de vastes infrastructures (ports, aéroports, autoroutes, train à grande vitesse, ouvrages et technologies hydrauliques pour faire face au stress hydrique, tels que le dessalement de l’eau de mer…), des choix environnementaux durables (énergies renouvelables), l’adoption de politiques économiques compétitives (industrie automobile, aéronautique…) ouvertes et attractives pour les investissements nationaux et étrangers, ainsi que la mise en œuvre de politiques sociales audacieuses (généralisation de la couverture sociale et diverses formes de soutien, qu’il soit direct, lié au logement ou à d’autres domaines…).
L’attribution au Royaume, aux côtés de l’Espagne et du Portugal, de l’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030 est venue constituer un stimulant et un levier supplémentaires pour avancer dans la politique des grands chantiers d’infrastructure (et pas uniquement sportifs), dans le cadre d’une approche de développement globale, dont le point de départ demeure le développement sportif, le soft power et la réputation positive du pays.