Le débat au Maroc sur la révision du Code de la famille s’intensifie, et les propositions d’amendements soumises à ce sujet suscitent une large discussion au sein des partis politiques, des associations de la société civile, ainsi que sur les plateformes des réseaux sociaux, où certains en profitent pour diffuser de nombreuses idées erronées.
Les grandes lignes des progrès réalisés dans la révision du Code de la famille ont été présentées sur instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, et sous sa supervision, après l’achèvement des vastes consultations menées par l’organisme chargé de cette révision. Ces propositions ont également pris en compte l’avis juridique du Conseil supérieur des oulémas sur certaines questions liées à des textes religieux nécessitant l’effort d’interprétation des oulémas.
Les propositions comprennent plusieurs amendements majeurs, notamment la formalisation des fiançailles, la fixation de l’âge légal du mariage à 18 ans, avec une exception encadrée pour les mineurs âgés de 17 ans sous conditions spécifiques, et la possibilité pour l’épouse d’exiger la non-polygamie dans le contrat de mariage. Elles incluent aussi la facilitation du divorce par consentement mutuel, la régulation des droits des époux concernant les biens acquis durant le mariage, ainsi que la mise en place de mesures légales pour protéger les biens propres aux enfants.
Les propositions abordent également des questions liées à la garde des enfants, qui resterait partagée entre les deux parents pendant et après le mariage, tout en confirmant le droit de la mère à la garde après le divorce. D’autres propositions visent à accélérer l’exécution des jugements relatifs à la pension alimentaire, à protéger les biens des mineurs, à garantir aux conjoints le droit de conserver le domicile conjugal en cas de décès de l’un d’eux, à activer une proposition du Conseil supérieur des oulémas concernant l’héritage des filles, et à ouvrir la possibilité de léguer ou de faire des donations en cas de différence de religion entre les époux.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président français Emmanuel Macron ont signé, lundi 29 octobre 2024 au Cabinet Royal à Rabat, la Déclaration relative au "Partenariat d’exception renforcé" entre le Royaume du Maroc et la République française. Ce partenariat vise à permettre aux deux pays de mieux répondre à l’ensemble des défis auxquels tous deux sont confrontés, en mobilisant tous les secteurs pertinents de la coopération bilatérale, régionale et internationale.
Sa Majesté le Roi, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, de Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Khadija et de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, ainsi que le Président français, Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte Macron, ont présidé, lundi soir au Palais des Hôtes Royaux à Rabat, la cérémonie de signature de 22 accords entre le Royaume du Maroc et la République française...
Cet événement s'inscrit dans le cadre de la visite d'État au Royaume du Maroc du Président de la République française Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte Macron, sur invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du lundi 28 octobre 2024 jusqu'au mercredi 30 octobre. Cette visite d'État ouvre "un nouveau chapitre de la longue histoire entre le Maroc et la France pour la prochaine génération", selon les termes du Président français, exprimés dans un tweet sur son compte officiel sur le réseau social "X".
Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, le Maroc vit au rythme d’une dynamique de développement qui place le bien-être du citoyen marocain au cœur de ses objectifs, faisant de ce dernier la force motrice principale de cette dynamique. Ceci est rendu possible grâce à des projets structurants qui créent de la valeur ajoutée et incarnent l’ambition d’un royaume tourné vers l’avenir.
Grâce à ces projets, le Maroc est devenu un modèle aux niveaux régional et continental. Le port Tanger Med, le port de Dakhla sur l’océan Atlantique, la ligne de train à grande vitesse, les aéroports équipés des dernières technologies et près de 2000 kilomètres de réseau autoroutier, ainsi que de nombreux autres projets d’envergure, ont fait du Maroc un pays émergent, consolidant son leadership dans son environnement proche et au-delà.
En effet, grâce aux nombreuses initiatives royales, le royaume est devenu un chantier ouvert où des projets de dimension stratégique ont été lancés, visant d’une part à améliorer le niveau de vie des Marocains, et d’autre part, à établir les bases d’une économie compétitive.
La politique actionnariale de l'État reflète les orientations stratégiques approuvées par le dernier Conseil des ministres, présidé par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, le samedi 1er juin 2024 au Palais Royal à Casablanca.
Cela passe par l'élaboration d'une vision globale de la réforme, en définissant les objectifs généraux et la nouvelle position de l'État dans ces secteurs publics, ainsi que son rôle dans la gestion et la gouvernance de ces secteurs, afin de réaliser une meilleure efficacité, et ainsi obtenir de meilleurs résultats.
Les orientations stratégiques de la politique actionnariale de l'État placent les établissements et entreprises publiques au cœur du processus de développement et en font un levier pour renforcer l'économie nationale et développer ses performances au niveau régional et international.
La Vision Royale d'une réforme profonde du secteur public s'est traduit par la création de l'Agence nationale chargée de la gestion stratégique des participations de l'État et l'adoption de la loi relative à la réforme des établissements et entreprises publiques.
La situation climatique au Maroc, comme dans d'autres pays du monde, connaît de nombreux changements, principalement caractérisés par une augmentation significative des températures. Cela rend le royaume vulnérable aux phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur intense, la sécheresse et les inondations, affectant des millions de personnes et entraînant de lourdes pertes matérielles.
Les phénomènes climatiques extrêmes n'affectent pas seulement les individus, bien que l’aspect social très important ne doit pas être sous-estimé, car il concerne directement l'existence, le confort et la sécurité de l'homme sur la planète, les impacts vont au-delà de cela, affectant également l'économie, ce qui nécessite une prise en compte dans l'élaboration des politiques.
Au Maroc, l'agriculture représente le premier secteur économique et subit directement les effets des changements climatiques avant d'autres secteurs. Avec la sécheresse persistante, les problèmes de stress hydrique et de sécurité alimentaire émergent, soulignant la nécessité d'adapter les cultures. Des progrès importants ont été réalisés dans ce domaine grâce aux plans gouvernementaux et à la recherche agricole, ainsi qu'au développement de la surveillance et à l'amélioration des systèmes d'alerte précoce.
En raison des changements climatiques, le secteur financier doit également faire face à des défis d'adaptation et de gestion des risques pour les banques, les compagnies d'assurance et les entreprises en général dans ce domaine.
Dans un contexte marqué par le réchauffement climatique, le Maroc, frappé par la sécheresse depuis plus de 6 ans est passé du stress hydrique à la pénurie hydrique. Cette situation se traduit par une baisse tendancielle des ressources et des réserves en eau par habitant qui est passée de 2500 mètres cube dans les années 60 à 600 mètres cubes. Cette baisse s’accroitra d’ici 2030 pour arriver à 500 mètres cubes.
Cette situation alarmante se complique avec les phénomènes extrêmes dus au changement climatique comme les records de températures enregistrés au Maroc et la baisse structurelle de la pluviométrie.
Conscient de la gravité de la situation, les pouvoirs publics ont rapidement pris des mesures urgentes pour contrer les défis imposés par la diminution des ressources hydriques. Ces mesures s’inscrivent dans une vision stratégique visant à adopter une approche intégrée de l'eau.
Dans ce sens, le Maroc continue d’adopter les méthodes traditionnelles pour le remplissage des barrages mais a également eu recours aux ressources en eau non conventionnelles comme le dessalement, la construction des autoroutes de l’eau et le traitement des eaux usées, dans le but d'atteindre l'équité dans la répartition de l'eau entre les régions.