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Couaib Driouech: qui est ce Marocain qui a fait taire Anfield?
27/11/2025 - 12:13
Matar Bensalmia
Anfield est habitué aux soirées d’exception, aux scénarios renversants et aux hommes qui surgissent pour réécrire le destin d’un match. Mais en cette soirée liverpoolienne, c’est un jeune ailier marocain de 23 ans, encore méconnu du grand public au pays, qui a offert l’un de ces instants suspendus.
Couaib Driouech, silhouette élancée, regard déterminé, n’a eu besoin que de vingt minutes pour marquer la nuit de son empreinte. Et peut-être, aussi, rappeler qu’un talent marocain peut éclore loin des projecteurs… avant de revenir éblouir ceux qui le découvrent.
Né le 17 avril 2002 à IJmuiden, aux Pays-Bas, Driouech a grandi dans ce paysage où le football se respire autant qu’il se joue. Formé à l’école néerlandaise, réputée pour son sens du mouvement et sa maîtrise technique, il a façonné son identité de joueur: un ailier rapide, clairvoyant, qui pense avant les autres et démarre plus vite que tout le monde.
Aujourd’hui, il porte le numéro 11 du PSV Eindhoven, un club qui ne se trompe que rarement sur les profils offensifs qu’il façonne. Et le jeune marocain s’y est imposé avec une patience de funambule: 111 matchs professionnels, 15 buts, 13 passes décisives… Une progression douce mais régulière, qui raconte la constance bien plus que l’éclat d’un prodige précoce.
Mais que s’est-il passé à Anfield?
Son entrée en jeu à la 69e minute ce soir-là n’avait rien d’un événement, mais ce qui a suivi en revanche fera date.
À la 73e minute, le ballon heurte le poteau, rebondit une fraction de seconde dans le silence d’Anfield. Lui, attentif, surgit, pied gauche, pour conclure avec une précision chirurgicale. Premier éclair.
Puis, dans le temps additionnel, sur un contre lancé par Sergino Dest, il part seul. Une pointe à plus de 33 km/h, un dernier contrôle, et cette fois c’est le pied droit qui achève Liverpool. Deuxième éclair et le tableau affiche 4-1. Les tribunes se taisent et Eindhoven exulte, et le nom de Driouech se grave dans les carnets des observateurs.
Il y a les gestes spectaculaires, puis il y a les chiffres qui les expliquent. En chiffres cela donne:
- 94,5 % de précision de passe, preuve que sa vitesse ne rime pas avec précipitation;
- plus de 33 km/h en pointe, une arme pour transpercer n’importe quelle défense;
- 6 km parcourus par match, le volume de jeu d’un ailier moderne;
une efficacité qui s’affirme, notamment en Eredivisie où il tourne à 0,4 but par match cette saison.
Homme de la situation
Homme du match? Couaib Driouech n’a pas seulement décroché la distinction, il a surtout incarné l’homme de la situation.
Au PSV, il a pris le temps d’apprendre. En Ligue des Champions, désormais, il montre qu’il est prêt à accélérer. Et s’il impressionne l’Europe, c’est surtout la sélection marocaine qui voit s’avancer un profil à fort potentiel: un joueur capable de débloquer un match sur une inspiration, un coup d’accélérateur, une intuition.
Bien que Driouech ne soit pas encore une star, mais c’est peut-être ce qui le rend si attachant. Il donne le sentiment d’un joueur en marche et d’un talent encore en construction qui va encore nous éblouir les années à venir.
En effet, sa prestation devant le redoutable public d’Anfield, là même où une légende comme Lionel Messi n’a jamais trouvé la faille, relève déjà de l’exploit.
Couaib Driouech vient à peine d’entamer les premières lignes de son récit. Une histoire que le Maroc a sans doute envie de suivre.
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