Economie
Dispositions du PLF 2022: les coiffeurs s'indignent
01/11/2021 - 07:01
Imane Benichou
Le projet de loi de Finances de l’année 2022 continue de faire des vagues. Unis sous la voix de la coalition nationale du secteur de la coiffure au Maroc, les coiffeurs expriment leur indignation face au nouveau coefficient de la base imposable fixé à 30% pour ce secteur.
En réaction aux nouveaux coefficients fixés, à l’article 40-I du projet de loi de Finances de 2022, pour déterminer la base imposable des professionnels, l’Union générale des entreprises et professions (UGEP) a envoyé une lettre au Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, appelant à "une intervention urgente pour la révision" de ce coefficient fixé à 30%.
Cette démarche de l’UGEP vient en réponse à une lettre reçue de la part de la Coalition nationale du secteur de la coiffure au Maroc. Les professionnels considèrent ainsi que le coefficient fixé est "très élevé par rapport à la nature du métier, aux revenus des professionnels de ce secteur et à leurs dépenses".
L’union des professionnels a tenu à préciser qu’une grande partie des professionnels du secteur de la coiffure et de la beauté souffrent d’énormes difficultés, en plus de la pandémie du coronavirus, qui leur a causé plusieurs dommages, appelant à la nécessité de soutenir cette catégorie "pour les rôles sociaux qu’elle joue malgré les difficultés qu'elle subit".
Contacté par SNRTnews, Abdelkabir Amraoui, secrétaire-général du conseil de la Chambre d’artisanat de Casablanca-Settat, a souligné que l'adoption de ce coefficient n’a pas pris en compte l'évolution qu'a connue le secteur de la coiffure, ces dernières années, et l'augmentation des dépenses qui en a résulté. Il a en outre expliqué que le secteur, sous sa nouvelle forme, nécessite l'introduction de nouveaux équipements et matériels, "chose qui a entraîné une augmentation des dépenses, et de la consommation d'eau et d'électricité".
Et de poursuivre: "la même taxe ne peut pas être imposée à un salon de coiffure dans un quartier chic, et à un salon de coiffure dans un quartier populaire. Les prix diffèrent d'une région à l'autre". Il a par ailleurs appelé à une réduction du coefficient à 15 ou 20%, "comme c'est le cas pour d’autres secteurs".
Il convient de noter que l’article 40 du PLF-22 stipule que: les personnes physiques dont les revenus professionnels sont déterminés selon le régime de la contribution professionnelle unique sont soumises à l’impôt sur le revenu selon le taux visé à l’article 73-II-B-6° (…), sur la base du chiffre d’affaires réalisé auquel s’applique un coefficient fixé pour chaque catégorie de professions conformément au tableau ci-après :

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