Art & Culture
Festival Gnaoua: voici le programme du Forum des droits de l’homme
20/06/2023 - 11:42
SNRTnews
Le Forum des droits de l’homme du Festival Gnaoua et musiques du monde boucle sa dixième édition et s’impose comme un espace privilégié de liberté, de dialogue et d’ouverture. L’événement revient du 23 au 24 juin 2023 pour débattre d’un sujet d’une grande actualité: "Identités et appartenances".
A l’heure où les débats identitaires traversent (et parfois divisent) les nations, le Forum des droits de l’homme réunit un panel d’académiciens, d’intellectuels, d’acteurs associatifs et d’artistes pour faire le tour de la question à l’occasion de quatre tables rondes suivies d’un débat avec le public.
Le mal identitaire est-il universel? Que nous apprend l’histoire des mouvements et des migrations humaines? Existe-t-il aujourd’hui dans le monde des dynamiques identitaires sereines et vertueuses? Et que nous disent les crispations actuelles de l’état du monde et de nos modes de pensée?
Le Forum des droits de l’homme du Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira est organisé par A3 Communication et l’association Yerma Gnaoua en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et reçoit des orateurs et des penseurs de plusieurs horizons.
Depuis sa création en 2012, le Forum a constitué un lieu de débats et d’ouverture. En 10 éditions, plusieurs sujets majeurs ont été traités comme le rôle des jeunes dans des sociétés en mouvement, la place des femmes en Afrique, l’apport des diasporas, la force de la culture pour contrer la culture de la violence, la culture comme un outil de soft power, etc.
Cette année, le Forum aura lieu à l’hôtel Atlas Essaouira & Spa, plus précisément à la salle "La Caravelle" , les 23 et 24 juin 2023, de 9h30 à 13h30.
Voici le programme
Première séance: Identités et appartenances: que nous disent l’histoire et la philosophie?
Un dialogue entre Patrick Boucheron et Ali Benmakhlouf modéré par Mohamed Sghir Janjar.
Deuxième séance: Crispations identitaires, un mal universel?
La méfiance vis-à-vis de l’étranger/immigré semble se développer un peu partout, mais elle est loin d’être la seule forme de refus de l’altérité. Ces dernières décennies, le rejet de l’autre s’étend aussi au compatriote ou au voisin, qui furent tous deux longtemps acceptés. Comment expliquer ces différentes formes de défiance ? Touchent-elles toutes les sociétés et quels en sont les principaux argumentaires ?
Cette séance se déroulera avec Yasmine Chami, Yacouba Konaté, Ilham Kadri et Hisham Aïdi avec la participation, en grand témoin, d’André Azoulay.
Troisième séance: Identités sereines et universalisme fraternel
Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la communauté internationale a essayé de diverses manières d’élaborer un horizon humain commun par le développement du droit international (notamment en matière de droits de l’homme) et de nombreuses institutions multilatérales internationales et régionales. Y-a-t-il dans notre monde d’aujourd’hui des dynamiques identitaires non mortifères? Le cadre international existant est-il suffisant pour contenir les crises actuelles au sein des sociétés et entre les pays? Hassan Rachik, Mustapha El Miri et Raja Ben Slama seront présents pour ce débat.
Quatrième séance Migrations et mobilités humaines: dynamiques et effets
Alors qu’elles ne constituent que 3% de la population mondiale, les migrations humaines suscitent dans de très nombreuses sociétés craintes et rejet. L’image véhiculée d’un Nord assiégé par "les foules" du Sud est construite par des groupes politiques et ignore les diverses formes des mobilités humaines, dont les flux sud/sud bien plus importants que les flux sud/nord. Quelles sont les principales dynamiques migratoires et quels sont leurs effets durables sur les sociétés du Nord et du Sud? Marco Martiniello, Nadia Bouras, Bouchera Azzouz et Minino Garay parleront de tous ces sujets.
Cinquième séance Individus, communautés et nations: un besoin d’identité?
L’attachement à un ensemble de valeurs et de marqueurs culturels et spirituels ne signifie pas d’emblée non acceptation des autres. Pour les individus comme pour les groupes, un tel attachement semble à la fois incontournable et nécessaire et ne débouche pas fatalement sur l’enfermement et le rejet. Mais quand un tel rejet se produit, que nous dit-il des sociétés et du monde d’aujourd’hui? Cette séance sera animée par Fouad Laroui, Aomar Boum, Robert Wisdom, Fadila Mehal et Mohamed Tozy.
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