Art & Culture
Festival Jazz à Rabat: La magie du jazz illumine la capitale dès la soirée d’ouverture
26/09/2025 - 00:08
Khaoula Benhaddou | Mohammed Chafi
La 27e édition du Festival Jazz à Rabat s’est ouverte en apothéose ce jeudi 25 septembre. Les musiciens se sont succédé sur la scène du Parc Hassan II, offrant un moment hors du temps.
Anciennement Jazz au Chellah, le festival s’offre une nouvelle identité à l’occasion de cette 27e édition. Rebaptisé Jazz à Rabat, l’événement a changé de nom et de lieu, mais a conservé son esprit et son authenticité.
Portée par l’Union européenne au Maroc, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ainsi que la Wilaya de Rabat-Salé-Kénitra, cette manifestation se veut un carrefour culturel et artistique entre les deux rives de la Méditerranée.
L’ouverture officielle a été marquée par le discours de l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Dimiter Tzantchev, qui a déclaré que "Cette édition marque un tournant dans l’histoire du festival. Après plus d’un quart de siècle d’existence sous le nom de Jazz au Chellah, le festival s’installe aujourd’hui dans un nouvel écrin, au cœur de la capitale, ici au Parc Hassan II, et prend une nouvelle dénomination : Jazz à Rabat. Cette évolution traduit la vitalité d’un festival qui se réinvente en continu et qui s’inscrit encore plus fortement dans la vie culturelle de la capitale".
Et d’ajouter "Cette édition 2025 revêt une dimension symbolique supplémentaire. Elle se tient l’année où nous célébrons les 25 ans de la signature de l’Accord d’association entre le Maroc et l’Union européenne. Cet accord a jeté les bases d’une relation solide et profonde, où la culture occupe une place essentielle. Et ce festival en est une belle illustration. Encore une fois, ce soir nous retrouvons cet esprit d’échange, de coopération et d’amitié entre les deux rives de la Méditerranée.
De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohammed Mehdi Bensaid, a souligné que, malgré un contexte géopolitique tendu, la musique continue de jouer son rôle de catalyseur pour apaiser les âmes.
Après les interventions des directeurs artistiques du festival, la pianiste de renommée internationale Tania Giannouli a ouvert le bal avec une création mêlant sonorités méditerranéennes et percussions marocaines, grâce à la participation remarquable d’Abdelfettah Houssaini.
La soirée s’est poursuivie avec l’énergie du Céline Bonacina Quartet – JUMP!, rejoint sur scène par le duo marocain Hamza Bennani Smires & Driss Nigra, qui confiait être tombé très tôt dans la passion musicale, en assistant enfant, avec ses parents, aux premières éditions du festival.
Pour rappel, l’événement, qui se poursuit jusqu’au 27 septembre, propose également des animations en dehors de la scène principale, avec des spectacles de rue dans la ville ainsi que deux ateliers participatifs. Le batteur Stéphane Galland animera une initiation aux percussions le 26 septembre à Rabat, tandis que le rappeur Tchubi mènera un atelier de création collective le 28 septembre à Casablanca, aux côtés d’Axel Camil et Adil Hanin.
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