Société
Journée mondiale de l'enseignant: une occasion de mettre en avant le rôle de l'enseignant dans le développement du système éducatif
05/10/2022 - 16:26
MAP
La journée mondiale de l'enseignant, célébrée le 5 octobre de chaque année, constitue une occasion de mettre en avant le rôle indéniable de l'enseignant dans le développement du système éducatif et la formation des générations futures grâce au savoir qu'il transmet.
L'UNESCO a proclamé le 5 octobre Journée mondiale des enseignants en 1994, célébrant ainsi le grand pas effectué en faveur des enseignants le 5 octobre 1966, lorsqu’une conférence intergouvernementale spéciale organisée par l’UNESCO à Paris en coopération avec l’OIT a adopté la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant.
Cette recommandation énonce les droits et devoirs des enseignants, ainsi que les normes internationales applicables dans les domaines suivants : formation initiale et perfectionnement, recrutement, emploi, conditions d’enseignement et d’apprentissage. Depuis son adoption, la Recommandation est considérée comme un ensemble important de directives visant à améliorer la condition du personnel enseignant au profit de la qualité de l’éducation.
Selon l'UNESCO, la Journée mondiale des enseignants témoigne du fait que la contribution vitale des enseignantes et enseignants à l'éducation et au développement doit être davantage comprise, reconnue et appréciée. Depuis son indépendance, le Royaume situe le chantier de l’éducation nationale au cœur de ses priorités, en raison des missions que l’école assume dans la formation des citoyens et la réalisation des Objectifs du développement durable, en garantissant notamment l'accès au droit à l’éducation pour tous.
Dans ce sens, la Feuille de route de la réforme du système éducatif national pour la période 2022-2026 constitue un chantier stratégique vise à offrir à l’enfant les conditions adéquates pour achever sa scolarité obligatoire et développer ses compétences et capacités, tout en lui apportant le soutien social de l’État et des partenaires, dans le cadre d’une approche globale.
Cette feuille de route, qui s’inscrit dans le cadre de la continuité du processus de réforme du système éducatif au Maroc, s’articule autour de deux références stratégiques de long terme, incarnées par la loi-cadre 71-15 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique et le nouveau modèle de développement du Royaume, ainsi que d’une référence stratégique à moyen terme portée par le programme gouvernemental.
S’agissant de la promotion des capacités et de l’amélioration des performances des enseignants, l’article 39 de ladite loi, stipule, entre autres, que les autorités gouvernementales et les établissements de formation concernés sont tenus de réviser les programmes et les curricula de formation initiale des cadres en exercice dans les divers composantes et niveaux du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique, en vue de les qualifier, de développer leurs capacités et d’améliorer leur performance et leur compétence professionnelle et ce, à travers l’adaptation des régimes de formation aux nouveautés éducatives, pédagogiques, scientifiques et technologiques, et en tenant compte des spécificités de chaque catégorie de formation.
A ce sujet, un accord-cadre portant sur la mise en œuvre d’un programme de formation des enseignants du primaire et du secondaire à l’horizon 2025 a dernièrement été signé juin dernier à Rabat, entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports et le ministère de l’Économie et des finances.
Le programme, objet de l’accord-cadre, a été doté par l’Exécutif d’une enveloppe budgétaire de plus de 4 milliards de dirhams, en vue de la conception d’une nouvelle architecture de formation étalée sur une durée de cinq ans.
Ce programme constitue une concrétisation de la Haute sollicitude dont SM le Roi Mohammed VI entoure les questions relatives à l’éducation, à la formation et à la recherche scientifique en tant que leviers fondamentaux pour la mise à niveau de l’élément humain et pivots du projet de développement, tout en répondant aux dispositions de la loi-cadre n°71-15 relative au système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, ainsi qu’au Nouveau modèle de développement.
Il s’agit, à cet égard, de mettre en place une nouvelle architecture de formation de base, étalée sur cinq années au cours desquelles une formation est dispensée dans trois espaces complémentaires (formation de base dans les cursus de licence en éducation au sein des établissements universitaires spécialisés, qualification professionnelle dans les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation et la formation au sein des établissements de l’enseignement).
L’accord-cadre signé permettra ainsi, durant les cinq prochaines années, d’augmenter de plus de cinq fois le nombre des enseignants inscrits dans le cycle de licence d’éducation pour l’enseignement primaire et secondaire afin qu’il atteigne, à l’horizon de l’année de formation 2026-2027, plus de 50.000 étudiants au lieu de 9.000 actuellement, en perspective de l’intégration de 80% des nouveaux enseignants dans les cycles primaire et secondaire, à travers ce nouveau cursus de formation.
Par ailleurs, malgré les avancées notoires réalisées en matière d’amélioration des conditions de travail des enseignants, certains cadres éducatifs sont hélas victimes de violences à l’intérieur même de l’enceinte scolaire. Une étude menée en 2019 par la SUM (Solidarité Universitaire Marocaine), une association créée en 1963 et qui regroupe près de 71.000 adhérents personnels de l'éducation, a relevé que 58% des violences à l’égard des enseignants se produisent à l’intérieur des établissements scolaires, dont 77% en milieu urbain et 23% en milieu rural.
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