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La protection des enfants en ligne doit être mise en œuvre "correctement", souligne le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme
29/05/2026 - 13:31
MAP
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a appelé vendredi les États et les entreprises technologiques à renforcer la protection des enfants en ligne à travers une réglementation plus efficace, une meilleure supervision des plateformes numériques et une véritable responsabilisation des acteurs du secteur.
Selon le chef des droits humains de l’ONU, les dangers auxquels les enfants sont exposés sur internet ne sont "ni inévitables ni naturels", mais résultent de choix de conception et de pratiques commerciales favorisant des mécanismes addictifs comme le défilement infini, la lecture automatique des contenus ou les notifications permanentes.
"La protection des enfants en ligne est une priorité urgente, mais elle doit être mise en œuvre correctement", a-t-il insisté dans un communiqué.
Le Haut-Commissariat a publié à cette occasion de nouvelles lignes directrices visant à garantir que les mesures de protection soient conformes aux droits humains.
Le document estime que les interdictions générales d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs ne constituent pas une solution suffisante et met en garde contre des approches uniquement fondées sur l’âge des utilisateurs.
L’ONU plaide plutôt pour des plateformes "sûres dès leur conception", des contrôles renforcés sur la collecte des données, des évaluations obligatoires de l’impact sur les droits de l’enfant et une participation des enfants eux-mêmes à l’élaboration des réglementations.
Les lignes directrices recommandent également davantage de transparence, des mécanismes de contrôle indépendants et des voies de recours pour les mineurs victimes de violations de leurs droits en ligne.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays envisagent ou appliquent déjà des restrictions d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, à l’image de l’Australie, qui a adopté en décembre 2025 une réglementation limitant l’accès des moins de 16 ans, ou encore de l’Indonésie et de la Malaisie.
M. Türk a toutefois averti que des interdictions mal conçues risquent d’être facilement contournées et pourraient pousser les enfants vers des plateformes moins surveillées et potentiellement plus dangereuses.
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