Société
Laftit annonce un investissement de 10 milliards de dirhams pour moderniser le transport urbain dans 32 villes
27/05/2024 - 17:03
Youness Oubaali | Mohammed FizaziLe ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit a annoncé un plan ambitieux pour moderniser le transport urbain dans 32 villes marocaines, avec l'acquisition de 3500 nouveaux bus d'ici 2029. Ce programme, d'un coût de 10 milliards de dirhams, vise à résoudre les problèmes actuels du secteur et à améliorer durablement la qualité des services.
Lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, ce lundi 27 mai 2024, le ministre a déclaré que le transport dans la plupart des villes n'est pas au niveau du Maroc d'aujourd'hui et des attentes des citoyens, affirmant que "tout le monde est d'accord sur ce point".
Laftit a souligné que toutes les solutions possibles pour améliorer le niveau du transport urbain ont été expérimentées, mais jusqu'à présent, le modèle suivi ne convient pas. Par conséquent, le ministère réexaminera la question car ce modèle ne sera pas durable.
Il a précisé que le ministère a élaboré un programme initial pour la période 2024-2029 visant à équiper plus de 32 villes d'une flotte totale de 3500 bus de transport urbain pour un coût estimé à 10 milliards de dirhams. Il a ajouté que l'État achètera ces bus, tandis que des entreprises privées se chargeront de leur gestion.
Ces investissements, comme il l'a expliqué, concernent les composants de la flotte, les centres de maintenance, les abris et les stations de bus, les systèmes de billetterie et le système d'aide à la gestion.
Pour mettre en œuvre ce programme, a ajouté le ministre, des études préliminaires ont été réalisées pour préparer la délégation de gestion du transport par bus, en séparant les fonctions d'investissement et de gestion. Le financement des investissements sera assuré par la contribution du ministère de l'Intérieur, des collectivités locales, de l'établissement de coopération entre les collectivités, du groupement des collectivités locales et des régions, ce qui garantira la réalisation de tous les composants de l'investissement et assurera la durabilité de ce service vital.
Dans le même contexte, le ministre a poursuivi qu'un cahier des charges a été préparé pour l'assistance à la supervision du projet afin d'accompagner et de suivre le nouveau modèle de contrats de gestion déléguée, ainsi qu'un cahier des charges pour l'acquisition des bus, permettant aux autorités délégantes de choisir les bus les plus adaptés et de les acquérir, ceci à travers l'appel à candidatures dans les plus brefs délais, en donnant la priorité à la fabrication locale des bus.
Pour illustrer le coût financier de ce modèle actuel, le ministre a indiqué que Casablanca, par exemple, coûte un million de dirhams par jour, et Rabat et Salé à peu près le même montant. C'est pourquoi, a-t-il ajouté, "ce modèle ne peut pas aller loin, les ressources des collectivités locales sont limitées, et le ministère ne peut pas aider toutes les régions, donc il faut revoir la situation".
Dans ce contexte, le ministre a déclaré "il y a un problème, car nous ne trouvons pas d'entreprises de gestion, et cela est 'inacceptable'. Nous ne pouvons pas faire venir des entreprises étrangères, il doit donc y avoir des entreprises marocaines actives dans le domaine de la fabrication et de l'assemblage".
Il a ajouté que le programme du ministère est clair, défini et en cours de mise en œuvre, car il vise à ce que le transport urbain réponde aux attentes et soit d'un excellent niveau.
Les contrats signés avec les entreprises seront également réexaminés, a-t-il déclaré, pour être équilibrés, car le niveau des services est faible et le coût très élevé. Il a réaffirmé l'engagement du ministère à fournir de nouveaux bus de qualité dans les grandes villes comme première étape, avant de les fournir progressivement aux petites villes.
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