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Mondial: Vinicius, suivez la flèche !
26/11/2022 - 14:40
AFP
A 22 ans, Vinicius a gravi à toute vitesse les échelons du Real Madrid et du Brésil, une trajectoire éclair qui rappelle celle de Neymar. Mais en l'absence de "Ney" lundi contre la Suisse au Mondial-2022, il est l'heure pour "Vini" de montrer la voie.
Entre les deux "Junior" de la Seleçao, Neymar Jr et Vinicius Jr, les points de comparaisons sont nombreux et les temps de passage similaires: profil de dribbleur décomplexé, signature précoce dans un grand club espagnol, première Ligue des champions remportée dans la foulée et première Coupe du monde disputée à 22 ans.
Mais Vinicius (17 sélections, 1 but) reste parfois un pur-sang à canaliser. Saura-t-il faire oublier lundi face aux Suisses (17h00) le forfait sur blessure de Neymar ?
Son tout premier match de Coupe du monde, jeudi contre la Serbie (2-0), a été un bon résumé de ses qualités... et de ses habituelles erreurs de jeunesse.
Capable de prendre de vitesse la défense serbe sur son aile gauche, "Vini" a péché dans la finition.
Mais il est impliqué sur les deux buts brésiliens, puisque sa frappe repoussée par Milinkovic-Savic, le gardien serbe, est à l'origine de l'ouverture du score de Richarlison (62e), servi dans la foulée par le remuant ailier sur le second but (73e), un enchaînement contrôle-ciseau d'anthologie.
"Je suis très heureux", a commenté Vinicius. "J'ai attendu 22 ans pour arriver jusqu'ici, avec beaucoup de travail, et je suis ravi d'avoir pu aider l'équipe dans notre premier match et de repartir avec la victoire."
Une attaque à recomposer
Cette performance réussie en appelle d'autres, à commencer par lundi contre la Suisse, où le sélectionneur Tite va devoir recomposer son attaque en l'absence de Neymar, victime d'une entorse de la cheville droite.
Mais Vinicius a montré avec le Real Madrid qu'il était capable de prendre ses responsabilités, comme lorsqu'il a inscrit l'unique but de la finale de Ligue des champions contre Liverpool (1-0) fin mai. Ou en début de saison, lorsqu'il s'est démultiplié en l'absence sur blessure de Karim Benzema, futur Ballon d'Or, en inscrivant 10 buts.
"La seule chose que j'ai faite pour l'aider, c'était de lui donner la confiance dont il avait besoin", a récemment déclaré l'entraîneur madrilène Carlo Ancelotti. "Là où il s'est amélioré, c'est dans l'efficacité devant le but. En ce moment, il prend plus du temps devant le but. La difficulté pour un attaquant, c'est d'arriver devant le gardien. Après il faut de la maturité, du sang-froid..."
Des qualités que Vinicius essaie d'acquérir au fil du temps, quatre ans après avoir été acheté pour 45 millions d'euros par le Real Madrid en 2018.
"Joueur spécial"
A ses débuts, le natif de l'État de Rio de Janeiro a souvent agacé ses adversaires et ses propres supporters par son jeu trop solitaire et son style exubérant, large sourire et diamants aux oreilles. En 2018, buteur lors d'un match contre Botafogo, l'ailier qui jouait alors pour Flamengo avait célébré son but en se frottant les yeux, imitant les "pleurs" des supporters adverses et déclenchant un tollé.
Une désinvolture que "Carletto" a parfaitement cernée.
"+Vini+ est un joueur spécial, par sa manière de jouer, par son caractère... Il essaiera de dribbler quelle que soit la situation, que l'équipe soit en train de perdre ou de gagner. Je comprends que l'adversaire se fâche parfois, et lui aussi commence à le comprendre", dit le madré Italien, qui a été consulté par le sélectionneur Tite pour savoir comment utiliser tactiquement la vitesse de Vinicius.
Reste que celui qui se fait appeler "Vini" pour raisons marketing, car ce diminutif est plus facile à prononcer hors des frontières du Brésil, a tout pour accélérer le jeu du Brésil en l'absence de Neymar.
A lui de confirmer mardi contre la Suisse, nouveau jalon pour une Seleçao en quête de sa sixième étoile de championne du monde, 20 ans après la dernière.
"Nous avons commencé du bon pied, on ne pouvait pas faire mieux", a savouré Vinicius. "Mais le chemin est long. Ce sont sept finales (sept matches jusqu'au titre, NDLR) et nous n'avons gagné que la première", a-t-il prévenu, refusant de brûler les étapes.
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