Art & Culture
Oliver Laxe au FIFM: "Sirat" est un chemin intérieur avant d’être un voyage cinématographique
30/11/2025 - 09:08
Khaoula Benhaddou | Mohammed ChafiInvité dans le cadre de la section 11e Continent du Festival international du film de Marrakech, Oliver Laxe a accordé une interview sur son nouveau film, Sirat. L’interview réalisée sur le tapis rouge du FIFM monte le visage d’un cinéaste avec un regard, profondément spirituel et habité qui continue de repousser les frontières du cinéma contemporain.
Présenter "Sirat" à Marrakech n’était pas un simple choix logistique pour Oliver Laxe: c’était une évidence. Le réalisateur confie que le Maroc occupe une place essentielle dans son parcours artistique et humain "j’ai vécu longtemps au Maroc, à Tanger, à Ouarzazate et dans plusieurs villes. C’est là où j’ai appris beaucoup de choses", explique-t-il, évoquant un pays qui l’a inspiré et nourri bien avant l’écriture de Sirat.
Le titre du film, qui renvoie au "chemin" en arabe, résume selon lui l’essence du projet: une traversée, à la fois géographique, humaine et spirituelle.
Le désert, un personnage à part entière
Dans "Sirat", les paysages marocains jouent un rôle décisif. Pour Laxe, le désert n’est pas un décor: c’est une force vivante. Cette dimension quasi mystique a profondément orienté sa mise en scène. Le réalisateur décrit un tournage exceptionnel mené au rythme du vent, de la lumière et des silences.
Un film libérateur
À la question de savoir ce que Sirat a changé en lui, Oliver Laxe laisse un silence avant de répondre "ce film est libérateur, il m’a réconcilié avec mes blessures et mes faiblesses".
Loin de l’industrie et de ses impératifs, Sirat apparaît comme une œuvre de vérité, façonnée par la patience, la contemplation et la foi dans le cinéma comme expérience intérieure.
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