Art & Culture
Ridley Scott retourne dans l'arène avec "Gladiator 2"
11/11/2024 - 09:12
AFP
Près de 25 ans après avoir fait entrer Russell Crowe dans l'arène, Ridley Scott livre une suite brutale et sanglante à l'un de ses plus gros succès avec "Gladiator 2", superproduction portée par Denzel Washington et une nouvelle génération de stars, en salles mercredi.
Ce retour dans la Rome antique démarre 15 ans après le premier opus, couronné de cinq Oscars dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur, après un raz-de-marée au box-office mondial.
Paul Mescal, révélé dans la série "Normal people", incarne Lucius, le neveu de l'empereur Commode (Joaquin Phoenix) qui admirait les prouesses du gladiateur Maximus (Russell Crowe), tué comme son oncle au Colisée.
Exilé en Numidie (nord de l'Afrique) pour sa sécurité, Lucius se fait capturer et devient à son tour gladiateur, après que l'armée romaine a envahi sa terre d'adoption.
Séduit par sa rage, Macrinus (Denzel Washington), ancien esclave avide de pouvoir, le fait combattre à Rome, dans une trame très similaire à celle du premier "Gladiator", auquel le film fait constamment écho.
Ridley Scott, qui fêtera bientôt ses 87 ans, a décidé de sortir l'artillerie lourde pour cette suite: bataille navale dans un Colisée inondé où sévissent des requins, affrontements avec un rhinocéros ou des babouins enragés en 3D... Le cinéaste britannique pousse pendant 2H30 les curseurs de la violence et du spectaculaire, en prenant des libertés avec l'Histoire.
Et, ce, parfois au détriment de la puissance émotionnelle caractéristique du premier "Gladiator", portée par la musique du compositeur Hans Zimmer, qui n'a pas rempilé.
"Supporter la pression"
Recyclage ou réelle ambition artistique ? "Il avait depuis toujours, en lui, le désir de continuer cette histoire", a assuré à l'AFP Connie Nielsen, qui interprète Lucilla, la mère de Lucius, lors d'un entretien accordé en amont de l'avant-première de "Gladiator 2" à Paris.
"Il a cherché des portes d'entrée différentes" pendant plusieurs années, jusqu'à choisir de mettre "le rapport entre Lucius et Lucilla vraiment au coeur du film", a ajouté la comédienne, déjà présente à l'affiche du premier épisode.
"Je voulais m'assurer que l'histoire était assez forte pour pouvoir supporter la pression qu'on allait subir, parce que les gens aimaient tellement +Gladiator+", a-t-elle insisté, évoquant notamment la "spiritualité" de Lucilla, confrontée au "déclin" de Rome et à la "destruction de toutes ses valeurs".
Grâce aux avancées technologiques, Ridley Scott "s'est épanoui en fait, en créant un spectacle encore plus grand dans le Colisée", a-t-elle également avancé.
Les méthodes de travail du cinéaste ont-elles changé en 25 ans ? "Maintenant, ça va très vite, il fait confiance à ses acteurs", a fait valoir la comédienne, aussi ravie de ses nouveaux partenaires de jeu, dont Pedro Pascal, nouvelle coqueluche de Hollywood à l'affiche par exemple de la série "The Last of Us", dont elle a loué la "dévotion à son travail" et la "grande générosité" sur le tournage.
Sans attendre de voir l'accueil que lui réservera le public, le réalisateur de "Blade Runner" et "Thelma et Louise", qui n'a pas convaincu avec "Napoléon" et n'a plus connu de succès notable depuis "Seul sur Mars" en 2015, a déjà une idée de la suite de sa saga, puisqu'il planche sur un troisième volet, comme il l'a confirmé au magazine britannique Total Film.
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