Société
Président du Conseil mondial de l’eau: Le Maroc, sous la conduite de SM le Roi, est "une terre d'excellence pour l’eau"
13/06/2026 - 15:20
MAP
Le Président du Conseil mondial de l’eau, M. Loïc Fauchon, a salué, samedi à Fès, la politique hydrique visionnaire et proactive du Maroc, menée sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, qualifiant le Royaume de "terre d’excellence pour l’eau".
Intervenant lors des travaux du Sommet international "Karamah 2026", initié par l’organisation "WACH International", M. Fauchon a mis en avant la continuité de la stratégie nationale de l’eau, fondée sur la vision de Feu SM Hassan II, résumée par le mot d’ordre "Plus une goutte d’eau à la mer", et consolidée aujourd’hui par SM le Roi Mohammed VI.
Il a souligné que cette politique a permis des avancées majeures en matière d’accès à l’eau potable, affirmant que près de neuf Marocains sur dix bénéficient désormais d’un approvisionnement direct, une réalisation qu’il a qualifiée de "véritable dignité hydrique".
L’expert international a également mis en exergue les efforts considérables entrepris par le Royaume, notamment la construction de barrages, la réutilisation des eaux usées, le développement du dessalement de l’eau de mer grâce aux énergies renouvelables, ainsi que la mise en place de systèmes d’alerte contre les crues torrentielles.
Abordant la thématique centrale du Sommet, M. Fauchon a développé un plaidoyer sur le lien indissociable entre l’accès à l’eau et la dignité humaine, rappelant la dimension universelle et sacrée de cet élément vital, présent dans les traditions religieuses et philosophiques, du Coran à la Bible, en passant par les enseignements de Lao Tseu.
Il a affirmé que l’eau constitue un "vecteur essentiel et permanent de dignité humaine", tandis que son absence ou son excès extrême représentent des atteintes directes à cette dignité.
Le Président du Conseil mondial de l’eau a dressé un constat alarmant de la situation mondiale, rappelant que plusieurs milliards de personnes ne disposent pas d’un accès sécurisé à l’eau potable et à l’assainissement, subissant des conditions de vie marquées par les pénuries, les maladies hydriques ou encore les déplacements forcés liés aux sécheresses et aux inondations.
Face à ces défis, il a appelé la communauté internationale à devenir des "water warriors", des acteurs engagés pour une gestion pacifique et solidaire de l’eau, plaidant pour que l’on privilégie désormais "les robinets avant les fusils".
Rejetant la notion de "guerres de l’eau", qu’il a qualifiée de "fantasmes souvent amplifiés par les médias", M. Fauchon a insisté sur la nécessité de renforcer l’hydro-diplomatie et le dialogue entre les Etats, notamment dans les bassins transfrontaliers.
Il a, par ailleurs, appelé à inscrire le droit à l’eau dans les constitutions nationales et à le rendre pleinement exécutoire, à travers une mobilisation coordonnée des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
"Le Conseil mondial de l’eau se joint à l’appel de Fès", a-t-il conclu, estimant que "sans courage, il n’y a ni intelligence ni dignité", et appelant à une action urgente et collective pour garantir une dignité hydrique universelle.
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